Tout savoir sur le grand requin blanc

Publié le 10 Mai, 2019

Super prédateur, le requin blanc fascine tant qu’il effraie. Victime de la mauvaise image qu’ont les requins en général, il l’est d’autant plus de part l’étiquette erronée de la « bête mangeuse d’hommes ». Une image malheureusement bien ancrée, parfois appuyée par le cinéma.

 

Sa grande taille, donnant un caractère impressionnant à ses attaques, le rend d’autant plus spectaculaire. Cependant, l’homme ne fait pas partie de son régime alimentaire et le requin blanc est, bien évidemment, beaucoup plus que cela. Étudiés par des chercheurs et spécialistes du monde entier, il n’a pas fini de délivrer tous ses secrets.

Biologie des requins blancs

Le requin blanc (Carcharodon carcharias) peut dépasser les six mètres, les mâles sont plus petits que les femelles.  Des variations sont possibles selon les zones géographiques et  la maturité sexuelle est atteinte trés tardivement .

Les requins blanc femelles sont vivipares aplacentaires. Autrement dit, les oeufs, puis embryons, se développent à l’intérieur des voies génitales et sont nourris par leur sac vitellin. Il n’y a donc pas de placenta. Les embryons se nourrissent également par oophagie : absorption des oeufs non fertilisés produits en surnombre par la mère. L’aspect physique de l’espèce est facilement reconnaissable. Leur corps est fusiforme et massif sur la partie antérieur. Elle présente une couleur pouvant varier selon les individus, allant d’un gris plus ou moins foncé, à un brun gris. Le dessous est blanc, ce qui crée d’ailleurs un contraste de couleur avec la partie supérieure. Le museau du requin blanc est conique et assez long.

Quant à ses mâchoires, objets de nombreux fantasmes, elles contiennent des dents qui se renouvellent et dont la taille totale peut atteindre 6,4 cm. Elles sont, en quelque sorte, stockées en rangées dans la mâchoire du requin (5 à 6 rangées dont 1 ou 2 sont fonctionnelles). L’espérance de vie est estimée entre une vingtaine d’années jusqu’à 73 ans.

Répartition géographique et habitudes alimentaires

Le requin blanc est une espèce cosmopolite, présente dans tous les océans à l’exception des regions polaires. Ce dernier préfère tout de même les eaux tempérées froides, et peu profondes. Si leur présence empêche parfois certains à profiter d’une baignade, il est bon de noter que non, la chaire humaine n’est pas inscrite au menu des requins blancs. Les attaques produites sont rares et ont eu lieu dans des circonstances ayant amené l’animal à une certaine confusion. La plupart des blessures provoquées comportent une à deux morsures. Le requin « goûte », mais n’apprécie guère. Seulement, étant donnée la puissance de l’animal, la blessure en question est souvent grave et peut s’avérer fatale. Il est important de garder à l’esprit que si les attaques de requins blancs envers l’homme sont très rares, celles de l’homme envers lui le sont moins et participent à la décimation de l’espèce.

En fait, le régime alimentaire des adultes est varié. Il compte par exemple d’autres requins, des tortues, dauphins et petits cétacés ainsi que des pinnipèdes (otaries, phoques…), parfois également des crabes et oiseaux de mer, des calmars… Leur régime inclut également l’ingestion de carcasses. Une solution avantageuse qui leur permet un apport d’énergie majeur et des dépenses minimes. Celui des jeunes se comporte majoritairement de poissons.

Le requin blanc de Méditerranée

Afin de collecter et d’analyser les informations disponibles sur les grands requins blancs habitant en Méditerranée, le spécialiste italien du requin, Dr. Alessandro De Maddalena a entamé des recherches en 1996 sur les enregistrements de ce grand prédateur trouvé dans ces eaux. Il a nommé ce programme de recherche « la banque de données italienne » sur le grand requin blanc.

Aujourd’hui, elle comprend des informations provenant de 593 enregistrements de rencontres de grands requins blancs dans l’ensemble de la mer Méditerranée, ce qui représente l’étude la plus complète jamais réalisée sur les grands requins blancs de cette région. On y lit notamment que ces derniers étaient sans doute beaucoup plus abondants en Méditerrannée qu’ils ne le sont aujourd’hui. « Le déclin du requin blanc a été estimé à l’aide des relevés de la ‘banque de données’. Au cours de la période décennale allant de 1989 à 1998, 85 enregistrements ont été notés en Méditerranée, tandis que de 1999 à 2008, 46 enregistrements ont été notés, soit une diminution de 45,88% du nombre d’enregistrements au cours de cette période », explique Alessandro de Maddalena.

Le 13 octobre 1959, un requin blanc femelle de 589 cm, capturé au large de Maguelone, est débarqué à Sète. Ce dernier est « le plus grand spécimen pour lequel des mesures morphométriques complètes sont disponibles », ajoute le Docteur. Ce spécimen est le plus grand préservé, disponible à ce jour, visible au Musée de zoologie de Lausanne, en Suisse. « Sur les 593 enregistrements de grands requins blancs, 81 auraient été mesurés ou estimés comme étant plus grands que les 589 cm, soit la taille du spécimen de Maguelone. Dans la plupart des cas, la fiabilité de la taille rapportée est impossible à vérifier et ne peut être ni acceptée ni réfutée ».

En effet, plusieurs cas jugés fiables sont rapportés, comme un requin capturé au large de Paliouri, à Chalcidique, en Grèce vers 1985, qui a été estimé à 601-618 cm ou encore une femelle, capturée à Marseille le 15 octobre 1925, qui été estimée à 667-687 cm. Quant à leur présence, le spécialiste explique : « Aujourd’hui, selon les régions, la présence du grand requin blanc est considérée comme rare ou très rare. Avec un large littoral, l’Italie est le pays avec le plus grand nombre de records. En outre, l’Italie borde le plus grand nombre de mers et inclut la plus grande variabilité de l’habitat […] En Méditerranée, comme dans d’autres régions du monde, ce prédateur fréquente les zones proches des rives, des îles, des détroits et des chenaux où les proies sont plus abondantes. Dans la zone d’étude, on les trouve à des profondeurs allant de la surface à au moins 130 m (la profondeur maximale a été enregistrée au large de Marzamemi, en Italie) ».

Pour ce qui est des attaques, Alessandro de Maddalena explique que « Les données recueillies en Méditerranée, comme ailleurs dans le monde, démontrent que les requins blancs ne sont généralement pas agressifs envers les hommes ». Ce dernier explique : « Au total, 55 attaques de requins blancs sur des êtres humains ont été enregistrées en Méditerranée, dont 13 doivent être considérées comme douteuses en raison du doute sur l’identité exacte de l’espèce ou parce que le cas lui-même est considéré comme douteux […] Les êtres humains ne font pas partie du régime habituel des requins, pas même les grands requins blancs. On présume que les grands requins blancs ne considèrent pas les humains comme un aliment et que la grande majorité des attaques ne sont clairement pas motivées par la faim. »

Protection de l’espèce

La pêche du requin blanc est interdite depuis plus de 20 ans en Australie, en Floride et en Californie. Il en est de même pour l’Afrique du Sud, depuis 1992, et la Namibie, en 1993. Les requins blancs sont inscrits à l’annexe II de la CITES depuis 2005, après avoir été inscrits à l’annexe III depuis 2001. La Convention on International Trade of Endengered Species (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction), ou Convention de Washington, est entrée en vigueur le 1er juillet 1975. Cette dernière est un accord intergouvernemental veillant à ce que le commerce international des spécimens d’animaux et de plantes sauvages, ne menace pas la survie des espèces auxquelles ils appartiennent. L’annexe III dans laquelle les requins blancs figuraient alors, vise les espèces déjà inscrites à la demande d’une Partie qui en règlemente déjà le commerce et qui a besoin de la coopération des autres Parties pour en empêcher l’exploitation illégale ou non durable. Le commerce international des spécimens des espèces inscrites n’est autorisé que sur présentation des permis ou certificats préalablement délivrés. L’annexe II, correspondant à la situation aujourd’hui, concerne les espèces qui, bien que n’étant pas nécessairement menacées actuellement d’extinction, pourraient le devenir si le commerce de leurs spécimens n’étaient pas étroitement contrôlé. La protection de l’espèce est également effective et légale d’un point de vue Européen. Les informations suivantes proviennent du Journal officiel de l’Union Européenne, quant au règlement (UE) 2019/214 du Conseil du 30 janvier 2019.

Selon le règlement européen, Article 14 : « Il est interdit aux navires de pêche de l’Union de pêcher, de détenir à bord, de transborder ou de débarquer les espèces suivantes […] b) le grand requin blanc (Carcharodon carcharias) dans toutes les eaux ». On y lit également, dans l’article 50 : « Il est interdit de détenir à bord, de transborder ou de débarquer les espèces énumérées ci-après dès lors qu’elles se trouvent dans les eaux de l’Union […] c) le pèlerin (Cétorhinus maximus) et le grand requin blanc (Carcharodon carcharias) dans les eaux de l’Union.

Découvertes récentes

Une équipe dirigée par de scientifiques du Centre de recherche sur les requins de la Fondation Save Our Seas, de la Nova Southeastern University (NSU) et de l’institut de recherche Guy Harvey (IRSH), du Collège de médecine vétérinaire de l’Université de Cornell et de l’Aquarium de Monterey Bay a complété le génome (ensemble des chromosomes et des gènes) du requin blanc. Il a ensuite été comparé aux génomes d’une variété d’autres vertébrés, y compris le requin-baleine (Rhincodon typus) et les humains. Les travaux ont été publiés dans les Comptes-rendus de l’académie américaine des sciences, PNAS. Le génome ne compte pas moins de 41 paires de chromosomes, contre 23 pour les humains. Autre résultat de cette étude : la très bonne qualité de gène, qui joue un rôle à la fois dans la stabilité du génome, mais aussi dans la réparation de l’ADN. Les découvertes faites ont permis de mettre en lumière de nombreuses aptitudes incroyables du requin blanc, comprenant leur capacité d’adaptation génétique, leur disposition à cicatriser de façon efficace, et les raisons pour lesquelles les requins blancs seraient plus résistants aux cancers.

Une autre étude de Monterey Bay et des institutions partenaires publiée, le 16 avril dernier, montre que les requins blancs éviteraient les orques (Orcinus orca) et se retireraient des régions où ses derniers se présentent. « Lorsqu’ils sont confrontés à des orques, les requins blancs quittent immédiatement leur lieu de chasse préféré et ne reviendront pas avant un an, même si les orques ne font que passer », a déclaré le Dr Salvador Jorgensen, chercheur principal à l’aquarium de Monterez Bay, auteur de l’étude. Pour arriver aux résultats finaux, les données des étiquettes électroniques des requins ont été comparées avec les observations de terrain des orques. Ces étiquettes démontrent que tous les requins blancs commençaient à quitter la zone quelques minutes après de brèves visites d’orques. Les scientifiques ont pu analyser les interactions grâce aux données de 165 requins blancs marqués entre 2006 et 2013.

Une espèce a profité de cette situation : les éléphants de mer (Mirounga). En effet, les données ont montré quatre à sept fois moins de prédation sur cette espèce de la part des requins blancs, ces derniers ne se trouvant plus sur cette zone. Il est important de noter que les chercheurs n’ont tiré aucune conclusion quant au fait que les orques pourraient cibler les requins blancs comme proies, ou si elles « intimidaient la concurrence » pour pouvoir profiter des phoques et éléphants riches en calories. Face à ces résultats, il est nécessaire de souligner que la situation ici dépeinte, correspond à un site spécifique. Les relations entre orques et requins blancs peuvent varier ou être même non existantes sur d’autres sites. Le comportement et le régime alimentaire des orques changent également selon la région et la différente population de ces cétacés.

De nouvelles études suggèrent que les requins répareraient leur ADN , pourraient aider à contrer les coronavirus et leur peau pourrait éviter les maladies nosocomiales à l’hôpital, au vu de leur très haute protection et résistance aux bactéries, virus et agent possiblement pathogènes .

MH


 

Who are the great white sharks ?

Super predator, the white shark fascinates as much as it scares. Victim of the bad image of sharks in general, it is all the more because of the erroneous label of the « man-eating beast ». An image that is unfortunately well anchored, sometimes supported by cinema. Its large size, giving an impressive character to its attacks, makes it all the more spectacular. However, the man is not part of his diet and the white shark is, of course, much more than that. Studied by researchers and specialists from all over the world, he has not finished delivering all his secrets.

Great white sharks biology

The white shark (Carcharodon carcharias) can exceed six meters, the males are smaller than the females. Although variations are possible by geographical area, sexual maturity is around 8 or 10 years for males and 12 or 18 years for females. These are viviparas aplacentaires. In other words, the eggs, then the embryos, develop inside the genital tract and are nourished by their yolk sac. So there is no placenta. Embryos also feed on oophagy: absorption of unfertilized eggs overproduced by the mother. The physical aspect of the species is easily recognizable. Their body is fusiform and massive on the front part. It has a color that can vary between individuals, ranging from a more or less dark gray to a gray brown. The underside is white, which creates a contrast of color with the upper part. The snout of the white shark is conical and quite long. As for its jaws, objects of many fantasies, they contain teeth that are renewed and whose total size can reach 6.4 cm. They are, as it were, stored in rows in the jaws of the shark (5 to 6 rows of which 1 or 2 are functional). Life expectancy is estimated between twenty years to 73 years.

Geographic distribution and eating habits

The white shark is a cosmopolitan species, present in all oceans except the polar regions. The latter still prefers cold, shallow, and warm waters. If their presence sometimes prevents some to enjoy a swim, it is worth noting that no, the human flesh is not on the menu of white sharks. The attacks produced are rare and have occurred under circumstances that led the animal to some confusion. Most injuries involve one to two bites. The shark « tastes » but does not like it. Only, given the power of the animal, the injury in question is often serious and can be fatal. It is important to keep in mind that if white shark attacks on humans are very rare, man’s attacks on him are much more frequent and contribute to the decimation of the species.

In fact, the diet of adults is varied. It includes for example other sharks, turtles, dolphins and small cetaceans as well as pinnipeds (sea lions, seals …), sometimes also crabs and seabirds, squid … Their diet also includes the ingestion of carcasses. An advantageous solution that allows them a major energy input and minimal expenses. Young specimens eats mostly fishes.

The Mediterranean Great White Sharks

In order to collect and analyze the information available on the great white sharks living in the Mediterranean, the Italian shark specialist, Dr. Alessandro De Maddalena began research in 1996 on the recordings of this great predator found in these waters. He named this research program « Italian Great White Sharks Data bank ». Today, it includes information from 593 recordings of great white shark encounters throughout the Mediterranean Sea, representing the most comprehensive study ever conducted on the great white sharks of this region. We can read that this sharks were undoubtedly much more abundant in the Mediterranean than they are today, explains Alessandro de Maddalena. On October 13, 1959, a 589cm female was caught ff Maguelone, South of France, landed at Sète. This specimen is the largest preserved, available to see at the Zoological Museum in Lausanne, Switzerland. « Of the 593 records of great white sharks, 81 were reported to be measured or estimates as being larger than the 589 cm, the size of the Maguelone specimen. In most cases, the reliability of the reported size is impossible to verify and cannot be accepted or refuted ». Indeed, several cases considered reliable are reported, such as a shark caught off Paliouri, Chalkidiki, Greece circa 1985, which was estimated at 601-618 cm or a female captured in Marseilles on October 15, 1925, which was estimated at 667-687 cm. As for their presence, the specialist explains: « Today, depending on the area, the presence of the great white shark is considered rare or very rare. Having an extensive coastline, Italy is the nation with the highest number of records. Moreover, Italy borders the highest number of seas and includes the highest variability in habitat […] In the Mediterranean, as in other areas of the world, this predator frequents the area close to banks, islands, straits, and channels where prey is more abundant In the study area they can be found in depths ranging from the surface to at least 130 m (maximum depth was recorded off Marzamemi, Italy) ». As for the attacks, Alessandro de Maddalena explains that « The data collected from the Mediterranean, just as elsewhere in the world, demonstrates that white sharks are typically not naturally aggressive toward people ».He also explained : « In total, 55 white shark attacks on humans were recorded in the Mediterranean, including 13 that must be considered doubtful because there is some doubt over the exact identity of the species or because the case itself is considered doubtful […] Human beings are not a usual part of any shark diet, great white shark included. It is presumed that the great white sharks do not regard humans as food and that the large majority of attacks are clearly not motivated by hunger ».

Protection of the species

Great white shark fishing has been banned for more than 20 years in Australia, Florida and California. The same has been true of South Africa since 1992 and Namibia in 1993. Great white sharks have been included in CITES Appendix II since 2005, after having been included in Appendix III since 2001. The Convention on the International Trade of Endangered Species (Convention on International Trade in Endangered Species of Wild Fauna and Flora), or the Washington Convention, entered into force on 1 July 1975. The latter is an intergovernmental agreement ensuring that international trade in specimens of wild animals and plants does not threaten the survival of the species to which they belong. Thus, CITES controls and regulates the international trade of these specimens, listed in its Appendices according to the degree of protection required. Appendix-III, in which great white sharks were then listed, covers species already listed at the request of a Party that regulates trade and needs the cooperation of other Parties to prevent its illegal or unsustainable exploitation. International trade in specimens of listed species is permitted only on presentation of previously issued permits or certificates. Appendix-II, corresponding to the situation today, concerns species that, although not necessarily threatened with extinction, could become so if trade in their specimens wasn’t closely controlled. International trade in Appendix-II registrations may be authorized and must be covered by an export permit or a re-export certificate. Authorities issuing these permits should do so only if the established conditions are met and if they are satisfied that this will not affect the survival of the species in the wild.

The protection of the species is also effective and legal from a European point of view. The following information comes from the Official Journal of the European Union, concerning Council Regulation (EU) 2019/214 of 30 January 2019. According to the European Regulation, Article 14: « Union fishing vessels shall be prohibited from to fish, to keep on board, to tranship or to land the following species … (b) the great white shark (Carcharodon carcharias) in all waters « . Article 50 also states: « It is prohibited to keep on board, to tranship or to land the species listed below when they are in Union waters […] the basking shark (Cetorhinus maximus) and the great white shark (Carcharodon carcharias) in Union waters.

Recent discoveries

A team led by scientists from the Save Our Seas Foundation’s Shark Research Center, Nova Southeastern University (NSU) and the Guy Harvey Research Institute (IRSH), the University’s College of Veterinary Medicine of Cornell and the Monterey Bay Aquarium completed the genome (set of chromosomes and genes) of the great white shark. It was then compared to the genomes of a variety of other vertebrates, including the whale shark (Rhincodon typus) and humans. The work was published in the Proceedings of the American Academy of Sciences, PNAS. The genome has no less than 41 pairs of chromosomes, against 23 pairs for humans. Another result of this study is the very good quality of the gene, which plays a role in both the stability of the genome, but also in the repair of DNA. The findings uncovered many of the great white shark’s incredible abilities, including their genetic adaptability, their ability to heal effectively, and the reasons why great white sharks are more resistant to cancer.

Another study from Monterey Bay and partner institutions published on April 16 shows that great white sharks would avoid Orcas (Orcinus orca) and would retreat from areas where they came. « When confronted by orcas, great white sharks will immediately vacate their preferred hunting ground and will not return for up to a year, even though the orcas are only passing through » said Dr. Salvador Jorgensen, principal investigator Monterey Bay Aquarium, author of the study. To arrive at the final results, shark electronic tags data were compared with the orc field observations. These tags show that all white sharks began to leave the area a few minutes after brief killer whale visits. Scientists were able to analyze interactions with data from 165 white sharks tagged between 2006 and 2013. One species took advantage of this situation: the elephant seals (Mirounga). In fact, the data showed four to seven times less predation on this species by white sharks, the latter being no longer in this area. It is important to note that the study did not concluded whether those orcas hunted white sharks bullied their competition, to benefit from seals and elephants that are high in calories. Given these results, it is necessary to emphasize that the situation depicted here corresponds to a specific site. The relationship between orcas and white sharks may vary or even be non-existent on other sites. The behavior and diet of killer whales also vary according to the region and the different populations of these cetaceans.

MH

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1 Commentaire

  1. Imane Souab

    Je suis pour la protection des requins et tout les animaux marin.. merci pour ce documentaire c est très instructif

    Réponse

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