Virli léopard

Virli léopard

NOM COMMUN : requin léopard, virli léopard

NOM ANGLAIS : leopard shark

NOM LATIN : Triakis semifasciata ou semifasciatus

FAMILLE : Triakidae

Triakis_semifasciata,I_RR57Distribution : présent sur près de 6 000 km de la côte Ouest du continent américain, de l’Oregon au golfe de Californie (Mexique).

Lieu de vie : benthique c’est à-dire près du fond. Il vit sur les fonds sableux, rocheux et les forêts de kelp, dans les eaux tempérées froides, jusqu’à environ 100 m de profondeur. On peut le croiser en banc ou en association avec d’autres espèces de requins comme les émissoles ou les aiguillats.

Alimentation : constituée de petits poissons osseux (anchois, harengs, gobies, poissons plats) et leurs œufs, de jeunes poissons cartilagineux (raies-guitares, raies chauve-souris, émissoles), de crustacés (crabes, crevettes), de mollusques (bivalves, céphalopodes), de vers. Ces requins sont des opportunistes qui aspirent leurs proies davantage qu’ils ne mordent.

Reproduction : ovovivipare; c’est-à-dire que les œufs éclosent à l’intérieur du ventre de la femelle. Cette dernière donne naissance à 4 à 36 juvéniles mesurant environ 20 cm. La durée de la gestation est d’environ un an.

Taille : en moyenne entre 1 m et 1,29 m avec un record de 1,98 m pour un mâle. La croissance est lente.

Menaces et mesures de protection : le requin léopard dispose du statut LC (préoccupation mineure) évalué par l’UICN. Cela signifie que l’espèce n’est pas menacée actuellement.

Cependant la faible vitesse de croissance et les mœurs sédentaires de cette espèce rendent certaines populations facilement victimes de surpêche. L’état de Californie a pris dans les années 90 des mesures visant à limiter les quantités pêchées, de manière à assurer la pérennité des stocks.
Comme tous les squales, les requins léopards disposent d’un 6e sens, l’électroréception qui détecte les champs électriques faibles émis par leurs proies. Au moment du nourrissage, les requins léopards sont très actifs et parfois sautent littéralement hors de l’eau pour s’emparer de leurs proies.

Particularités et capacités à occuper une place dans l’écosystème : les requins léopards donnent naissance à leurs petits dans des eaux peu profondes, parfois à moins d’un mètre de profondeur.
Par ailleurs, ces animaux sont une proie de choix pour les grands requins blancs de la côte Pacifique de l’Amérique du Nord.

Le requin léopard et l’homme : il n’est pas considéré comme dangereux pour l’homme. En fait il mord très rarement et seulement s’il se sent menacé. A l’inverse, sa chair est très prisée ; il est recherché par les pêcheurs sportifs dans les eaux côtières, que ce soit à la ligne ou en pêche sous-marine. En Californie 50 000 requins léopards sont ainsi prélevés chaque année. Par ailleurs, les requins léopards s’adaptent bien en aquarium public à condition de respecter leur préférence pour des eaux fraîches (15°C).

Source : Nausicaa

Le requin nez noir

Le requin nez noir

Le Requin nez noir (Carcharhinus acronotus) est une espèce de requins appartenant à la famille des Carcharhinidae. Il est commun dans les eaux tropicales et subtropicales de l’Ouest de l’océan Atlantique. Cette espèce vit généralement dans les eaux côtières dans les herbiers marins et les habitats de sable et de graviers, les adultes préférant des eaux plus profondes que les jeunes. Ce requin mesure généralement au moins 1,3 mde long. Il a une forme élancée avec un long museau arrondi, de grands yeux et une première nageoire dorsale courte. Son nom commun provient de la marque noire visible à l’extrémité de son museau, bien qu’elle soit parfois difficile à distinguer chez les individus les plus âgés.

Le Requin nez noir se nourrit principalement de petits poissons et céphalopodes, et est lui-même une proie pour des requins plus imposants. Comme les autres membres de sa famille, il est vivipare et l’embryon se développe grâce à une alimentation assurée par une connexion auplacenta. La femelle donne naissance à trois à six jeunes à la fin du printemps ou au début de l’été, tous les ans ou tous les deux ans, après une période de gestation qui dure entre huit et onze mois. Cette espèce n’est pas connue pour attaquer l’Homme. Elle a une importance mineure pour la pêche commerciale et la pêche sportive. L’Union internationale pour la conservation de la nature l’a classée comme étant « quasi-menacée ». En 2009, la National Oceanic and Atmospheric Administration des États-Unis déclare que les populations de Requins nez noir vivant au large des côtes du pays sont victimes de la surpêche, et propose de nouvelles mesures de protection.

Le Requin nez noir a un corps élancé, un long museau et une première nageoire dorsale et des nageoires pectorales réduites.

Le Requin nez noir a un corps mince et élancé avec un long museau arrondi et de grands yeux. Les ouvertures inhalantes et exhalantes des narines sont séparées par un rabat de peau. Il y a respectivement de 12 à 13 et de 11 à 12 rangées de dents de chaque côté des mâchoires supérieure et inférieure, avec une ou deux dents au niveau de la symphyse. Les dents sont triangulaires et obliques, avec des bords dentelés. Les dents supérieures sont plus épaisses que les dents inférieures. Les cinq paires de fentes branchiales sont courtes, mesurant moins d’un tiers de la longueur de la base de la première nageoire dorsale1,2.

Détail de la tête et du bout du museau noir.

La première nageoire dorsale est petite et quelque peu falciforme, avec un sommet pointu et une bordure postérieure courte et libre ; son origine se trouve au niveau des bords arrières libres des nageoires pectorales. La deuxième nageoire dorsale est relativement grande, mais toujours inférieure à la moitié de la hauteur de la première. Il n’y a pas de crête entre les deux nageoires dorsales. Les nageoires pectorales sont courtes et effilées2. Le corps est couvert de denticules dermiques se chevauchant et qui portent cinq à sept nervures longitudinales (trois chez les très jeunes individus) se terminant par trois à cinq dents1. La coloration est d’un gris jaunâtre à verdâtre sur le dessus et blanc à jaune dessous. Une tache sombre caractéristique à la pointe du museau est plus ou moins visible, notamment chez les jeunes requins. Les extrémités de la deuxième nageoire dorsale, du lobe supérieur de la nageoire caudale du lobe supérieur et parfois de son lobe inférieur sont sombres3. Les bordures arrières de la première nageoire dorsale et des nageoires pectorales et pelviennes sont plus claires3. On compte entre 165 et 181 vertèbres3. Le Requin nez noir mesure généralement 1,3 à 1,4 m de long pour un poids de 10 kg2,4. La longueur et le poids maximum enregistrés sont respectivement de 2,0 m et 18,9 kg5.

Biologie et écologie

Alimentation

Le Requin nez noir est un prédateur de petite taille et vif, qui se nourrit de petits poissons parmi lesquels les Sars salèmes (Lagodon rhomboides), les Sciaenidae, les Sparidae, les anchois, lesOstraciidae et les Diodontidae, ainsi que de poulpes et d’autres céphalopodes1. Quand il cherche à capturer une proie, sa vitesse lui permet de devancer de grands requins comme le Requin de récif (C. perezi)6,7. Cette espèce peut former de grands bancs dans lesquels ils sont parfois associés à des anchois et des mulets1. Les Requins nez noir montrent un degré élevé de philopatrie : les jeunes et les adultes ont été observés revenir à leur lieu de naissance pour s’y reproduire année après année8.

Prédateurs et parasites

Le Requin nez noir peut être la proie de plus grands requins, comme le Requin requiem de sable (C. obscurus) notamment1, et des spécimens détenus en captivité ont été observés montrant une posture de menace apparente à l’encontre de plongeurs ou de membres nouvellement introduits de leur espèce. Cette posture se caractérise par un requin qui courbe le dos, abaisse ses nageoires pectorales, ouvre ses mâchoires béantes et nage avec des mouvements latéraux exagérés4,9. Les parasites connus de cette espèce comprennent les copépodes Nesippus orientalis,Perissopus dentatus, Pandarus sinuatus, Kroyeria sphyrnae, Nemesis atlantica et Eudactylina spinifera10, ainsi que les ténias des genres Paraorygmatobothrium et Platybothrium11,12.

Reproduction

Comme les autres requins de la famille des Carcharhinidae, le Requin nez noir est vivipare : après que les embryons en développement ont épuisés leur réserve en vitellus, le sac vitellin vide se développe en une connexion avec le placenta qui permet à l’embryon d’être nourri par la mère.

Au large des États-Unis, les mâles sont connus pour se reproduire tous les ans, et les femelles tous les deux ans13. Par contre, au large du nord-est du Brésil et dans le golfe du Mexique, le cycle de reproduction des femelles est suffisamment court pour leur permettre de se reproduire tous les ans14,15.

La vitellogenèse (formation du vitellus dans l’ovaire) a lieu à la fin de l’été, et est immédiatement suivie de la copulation et de la fertilisation à l’automne ; le jeune naît le printemps ou l’été suivant1. La saisonnalité de ces événements signifie que le cycle de reproduction est décalé de six mois entre les populations de l’hémisphère nord et celles de l’hémisphère sud. La période de gestation varie entre 8 mois pour les animaux au nord-est du Brésil à entre 9 et 11 mois pour ceux du sud-est des États-Unis15.

Les femelles donnent généralement naissance à des portées de un à cinq jeunes16 dans des eaux peu profondes, comme les baies côtières ou les mangroves14,17. Bulls Bay, au large de laCaroline du Sud, est une pouponnière reconnue1. Il n’y a pas de lien entre la taille de la mère et le nombre de petits18. Les nouveaux-nés mesurent en moyenne 45 à 50 cm de long4,19. Certaines études sur la croissance de ces animaux ont conclu à des différences entre mâles et femelles, mais ces différences pourraient être en fait plus visibles dans certaines populations que d’autres13.

Le Requin nez noir atteint la maturité à l’âge de 4 à 5 ans, quel que soit le sexe. Ils ont alors une longueur à la fourche d’environ 85 et 100 cm pour les femelles et 85 à 92 cm pour les mâles, cette taille dépendant de la zone géographique concernée14,13,16,20,21. La longévité maximale connue pour un Requin nez noir est de 19 ans au large de la côte sud-est des États-Unis, et de 16,5 ansdans le golfe du Mexique14.

Distribution et habitat

Répartition de l’espèce

Le Requin nez noir vit au niveau des plateaux continentaux et insulaires situés au large de la côte est des Amériques, de la Caroline du Nord au nord jusqu’au sud du Brésil au sud, en comprenant les Bahamas, le golfe du Mexique et la mer des Caraïbes. Il fréquente les eaux côtières dans des habitats comme les herbiers marins ou des sols constitués de sable ou de débris de coquillage et de coraux22. Généralement, seuls les jeunes requins sont rencontrés dans des eaux peu profondes, car les adultes préfèrent des profondeurs supérieures à 9 m et sont plus fréquents entre 18 et 64 m de fond14,1. Les Requins nez noir vivant au large de la côte atlantique sud des États-Unis migrent vers le nord en été et vers le sud (ou peut-être au large des côtes) en hiver ; une migration similaire est effectuée par les requins du golfe du Mexique18.

Taxinomie et phylogénie

Esquisse d’un Requin nez noir et de l’une de ses dents de la mâchoire supérieure.

Le naturaliste cubain Felipe Poey publie la première description du Requin nez noir en 1860 sous la dénomination Squalus acronotus, dans son Memorias sobre la historia natural de la Isla de Cuba. Plus tard, d’autres auteurs le placent dans le genreCarcharhinus. Le spécimen type est un mâle mesurant 98 cm de long et capturé au large de Cuba4. L’épithète spécifique acronotus vient des mots grecs acron signifiant « sommet », ou « extrémité » et notos signifiant « dos », et ce nom signifie « dos bossu », en référence à une caractéristique relevée par Poey lors de sa description19. Le nom vulgaire et vernaculaire de ce requin en français est Requin nez noir23,24.

En s’appuyant sur des données morphologiques, Jack Garrick suggère en 1982 que le Requin nez noir peut être placé dans un groupe d’espèces comprenant Carcharhinus dussumieri et C. sealei, tandis que Leonard Compagno propose en 1988 de placer ce requin parmi un groupe comprenant cinq autres espèces, dont le Requin soyeux (C. falciformis) et le Requin à pointes noires (C. melanopterus). Les analyses moléculaires sont tout aussi équivoques : celle de Gavin Naylor en 1992 sur les allozymes a montré que l’espèce étant le membre du genre Carcharhinus placée le plus proche de la base du genre, tandis que l’analyse de l’ADN ribosomique de Mine Dosay-Abkulut en 2008 indique la proximité de l’espèce avec le Requin bordé (C. limbatus) ou le Requin tiqueue(C. porosus)25,26.

Relations avec l’Homme

Le Requin nez noir ne représente pas de danger pour l’Homme. Le Requin nez noir n’a jamais été impliqué dans une attaque sur un humain. Toutefois, il faut être vigilant quand il prend sa posture défensive caractéristique17. Cette espèce est appréciée des adeptes de la pêche sportive, car il offre une résistance respectable1. Il a également localement une importance commerciale, car il est pris intentionnellement ou comme prise accessoire par les filets et les palangres dans l’intégralité de son aire de répartition, et plus particulièrement au sud-ouest de la Floride, au Venezuela et au Brésil. Sa chair est vendue séchée et salée. Un grand nombre de Requins nez noir sont également pris accidentellement dans les chalutiers pêchant les crevettes, ce qui représente une menace pour cette espèce car beaucoup de prises sont de jeunes immatures14,4. Le fait que ce requin vive dans des eaux peu profondes le rend particulièrement sensible à la pêche, et le manque de zones d’alevinage adaptées multiplient la mortalité chez les jeunes27.

Au large des États-Unis, la pêche du Requin nez noir est soumise à la législation de la National Marine Fisheries Service, via le Fisheries Management Plan (FMP) pour les requins de l’Atlantique et du Golfe du Mexique de 1993. Concernant les quotas commerciaux et les limites de prises, le Requin nez noir est classé parmi les « petits requins côtiers »18. De 1999 à 2005, ce sont en moyenne 27 484 requins nez noir qui sont pris chaque année au large des côtes de ce pays. Un recensement récent mené par la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) a montré que les populations de l’espèce étaient désormais victimes de la surpêche et que la population déclinait au large des États-Unis. En 2009, la NOAA propose de créer un quota distinct pour le Requin nez noir, s’établissant à6 065 requins par an, et d’interdire l’utilisation de filets pour pêcher des requins dans l’Atlantique28. A contrario, les populations de Requin nez noir du Brésil semblent stables, et on ne dispose pas de données concernant la situation aux Caraïbes. L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) considère cette espèce « quasi-menacée » dans son ensemble14.

Annexes

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Références taxinomiques

Liens externes

Source : Wikipédia

Le requin grande gueule

Le requin grande gueule

Requin grande-gueule

 Megachasma pelagios

Le requin grande-gueule (Megachasma pelagios) est une espèce rare de requin, seul membre de la famille Megachasmidae. Depuis sa découverte en 1976, seulement quelques spécimens ont été recensés, avec 55 individus en 2012. Comme le requin-baleine et le requin pèlerin, il nage avec sa bouche grande ouverte pour filtrer de l’eau et capturer le plancton et les méduses. Pour suivre ses proies, il demeure à plusieurs centaines de mètres de profondeur la journée pour migrer vers la surface la nuit. Il fréquente les eaux circumpolaire tropicale du monde entier, le long du plateau continental.

Sa rareté ne permettant pas de recenser ses populations, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) ne dispose pas d’assez de données pour évaluer le risque d’extinction (Données insuffisantes).

Description

La tête d’un spécimen conservé.

Comme son nom l’indique, le requin grande-gueule a une énorme tête, mesurant la moitié de la longueur du corps avec une gueule pouvant mesurer un mètre de long et affublée de nombreuses petites dents. Le pourtour de sa cavité buccale et sa lèvre supérieure possèdent des marbrures argentées. Sa livrée est uniformément noirâtre. Sa nageoire caudale est asymétrique avec un grand lobe supérieur. Il mesure en moyenne 5,20 m pour un poids de 750 kg.

Biologie

En raison du peu de spécimens observés, les scientifiques ignorent sa biologie, notamment son comportement sexuel. Il est ovovivipare ; les jeunes requins se développent dans les œufs qui restent dans le corps de la mère jusqu’à ce qu’ils éclosent.

Il effectue une migration verticale : la journée il vit entre 300 et 1 100 m, puis remonte la nuit tombée, entre 0 et 500 m. Ce requin se nourrit essentiellement de plancton et méduses, occasionnellement de petits poissons. De manière générale, il semblerait qu’il se nourrisse en nageant lentement la bouche ouverte pour filtrer ses proies. Les chercheurs pensent que ses lèvres hébergent des micro-organismes bioluminescents qui attirent le plancton.

Le requin grande-gueule est une espèce rarissime.

Le requin grande-gueule est une espèce rarissime.

Étymologie et dénomination

Megachasma vient du grec mega : gros et chasma : cave ou étroit.

Taxinomie

Le premier spécimen fut capturé le au large des côtes de Kaneohe à Hawaï quand il est venu s’empêtrer dans l’ancre flottante d’un navire de la marine américaine. Il fut présenté par Leighton Taylor comme un nouveau type totalement inconnu de requin, rivalisant avec la découverte ducœlacanthe comme le plus sensationnelle découverte en ichtyologie du xxe siècle. Ces caractéristiques uniques ont conduit Taylor, Compagno et Struhsaker a le classer dans sa propre famille (Megachasmidae), mais certains scientifiques suggèrent qu’il pourrait appartenir à la famille Cetorhinidae dont le requin pèlerin est actuellement le seul membre. L’ichtyologiste japonais Kazuhiro Nakaya a été chargé de disséquer le 7e exemplaire repêché.

Répartition géographique

Répartition géographique du requin grande-gueule.

Le requin grande-gueule fréquente probablement les eaux circumpolaire tropicale du monde entier, le long du plateau continental.
En 2012, seuls 55 spécimens ont été capturés ou observés, dans le Pacifique, l’Atlantique et l’océan Indien. Le Japon et Taiwan ont tous donné plus de 10 spécimens, la plupart dans une seule région. Des spécimens ont également été pêchés au large d’Hawaii, de Californie, du Mexique, des Philippines, d’Indonésie, d’Australie, du Brésil, du Sénégal, d’Afrique du Sud et de l’Équateur. Le 30 mars 2009, au large de l’île de Burias aux Philippines, un spécimen de 4 mètres pour 500 kilos est mort en luttant dans le filet d’un pêcheur et a ensuite été emmené à proximité de Donsol, dans la province de Sorsogon, où il a été examiné par les scientifiques, avant d’être débité et vendu.

Localisation des spécimens observés entre 1976 et 2010.

Le 12 juin 2011, un jeune mâle de 3 m a été trouvé mort par des pêcheurs à proximité de la Basse-Californie, à la côte ouest de la péninsule, dans une région appelée Bahía de Vizcaino. Il a été pêché par le même navire qui, en 2006, a capturé un autre spécimen dans la baie de Vizcaino, ce qui a conduit les scientifiques mexicains à croire que le requin grande gueule pourrait être un visiteur de saison de la péninsule de Baja. Le nouveau spécimen a été prélevé à Ensenada, au Mexique, où il a été photographié et tranché pour que les chercheurs mexicains puissent étudier la structure de ses muscles et de ses branchies. En 2013, le requin grande gueule a été filmé dans son milieu naturel pour la première fois au large du Japon par Tsunemi Kubodera.

Sources Wikipédia

Requin épée

Requin épée

Scoliodon laticaudus (nom vernaculaire : Requin épée) est une espèce de requin qui vit dans les eaux peu profondes (10 à 15 m) de l’océan Indien et d’Océanie.

Le genre Scoliodon est monotypique.


scoliodon_laticaudus

Classe : Poissons cartilagineux – Ordre : Carcharhiniformes – Famille : Carcharhinidés

Découvert par Müller en 1838.

Caractéristiques : museau aigu, déprimé. Seconde dorsale réduite.

Taille : jusqu’à 80 cm.

Profondeur : benthique et côtier, il évolue en bancs de la surface jusqu’à 50 m.

Alimentation : petits poissons osseux, seiches, crevettes.

Reproduction : vivipare.

Jeunes : 5 à 14 juvéniles mesurant 15 cm à la naissance.

Espérance de vie : 6 ans.

Maturité sexuelle : atteinte à 30 cm pour les deux sexes.

Danger potentiel : aucun.

Exploitation humaine : captures fréquentes à la ligne ou au filet.

Géographie : Eaux littorales de l’Indo-Pacifique, de la Tanzanie au Kenya, de l’Indonésie au Japon.Scoliodon_laticaudus_Day

Requin lancette

Requin lancette

Le requin  lancette  (de Glyphis glyphis) est une espèce extrêmement rare de requins requiem, appartenant à la famille Carcharhinidae.

Seulement  des spécimens immatures, qui habitent les confins de marée des grands fleuves tropicaux dans le nord de l’Australie et de Nouvelle-Guinée, sont connus.

requin lancette

Il évolue  exclusivement dans des eaux rapides, les eaux très troubles avec  une large gamme de salinités. De construction robuste, ce requin  de couleur  grise  se caractérise par un museau court et large, des petits yeux , une relativement importante deuxième nageoire dorsale et une tache noire sous chaque nageoire pectorale près de la pointe. Un autre trait d’ identification sont ses dents, qui sont grandes, triangulaires et en dents de scie dans la mâchoire supérieure et étroite, comme des lances , et dentelées seulement près de la mâchoire inférieure. Sur la base de spécimens disponibles, les adultes grandissent  probablement de 2,5 à 3 m  de long.

S’ attaquant aux poissons et crustacés osseux, le requin  est adapté pour la chasse dans l’obscurité presque complète. Il n’est pas aussi actif que d’autres requins mangeurs, se déplaçant en amont et en aval dans  les courants de manière à économiser l’énergie.r492370_2560586

La reproduction est vivipare avec des femelles ayant  une connexion placentaire de leur jeune, bien que les détails ne sont pas connus.

Le requin lancette  est menacé par la capture accidentelle dans les pêches commerciales et récréatives, ainsi que par la dégradation de l’habitat.

Compte tenu de sa faible population, sa  gamme restreinte, et les exigences strictes de l’habitat, cette espèce est très sensible à ces pressions et a été classé en voie de disparition par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

Requin Mako

Requin Mako

Requin mako Isurus oxyrinchus Le requin Mako appartient  à la même famille que les grands requins blancs. Il est de couleur bleu nuit sur le dessus et blanc en dessous. De forme très hydrodynamique, il a une taille maximale de quatre mètres. Ses fentes branchiales sont particulièrement larges.

Statut de conservation UICN

Vulnérable

Habitat

Isurus_oxyrinchus_distmapPélagique et parfois côtier en eaux tropicales et tempérées. Évolue de la surface à 740 mètres de profondeur.

Reproduction

Ovovivipare avec cannibalisme intra-utérin. De 2 à 21 embryons mesurant 60 cm à la naissance. La gestation durerait deux ans.

Alimentation

Essentiellement des poissons pélagiques comme les thons mais également des requins ainsi que des céphalopodes.

Particularités

Puissance. Ce requin est capable de maintenir une température corporelle supérieure d’environ 10 °C à celle de l’eau, cette particularité couplée à ses larges fentes branchiales lui permet d’atteindre rapidement des vitesses élevées et la faculté de pouvoir faire des bonds hors de l’eau.

Crédité d’une vitesse moyenne de 50 km/h, certains auteurs avancent que sa vitesse de pointe serait de l’ordre de 110 km/h, ce qui prouverait que ce requin est capable de faire des bonds de 10 mètres hors de l’eau.

Compte tenu de son régime alimentaire cette vitesse lui permet de chasser des poissons pélagiques parmi les plus rapides comme le voilier ou l’espadon. Il peut vivre 25 ans.

Exploitation

makoidC’est l’un des requins dont la viande est exploitée en cuisine. Il est généralement vendu débité en darnes.

La chair de ce poisson est ferme et ressemble à celle du thon, sauf la couleur qui est un peu plus claire. Auparavant, le requin mako était commercialisé sous le nom de thon de l’Atlantique. Contrairement au thon, le requin-taupe est un poisson maigre.

Il est très prisé en Europe pour sa chair, et comme tous les requins pour ses ailerons en Asie.

Ce requin est particulièrement apprécié par les pêcheurs sportifs compte tenu de sa puissance et de sa combativité.

Danger de disparition

Le requin taupe est en voie de disparition à cause de la surpêche : en effet il très prisé pour sa chair et son aileron. Le WWF l’a placé dans son « Top 10 des espèces les plus menacées » en 2007.

Danger pour l’homme

Malgré quelques attaques, dont deux fatales, non provoquées mettant en cause cette espèce, on peut raisonnablement dire que sa réputation de dangerosité pour l’homme est largement surfaite.

Le requin mako est cependant soupçonné de diverses attaques en novembre et décembre 2010 à Charm el-Cheikh en Égypte : une touriste allemande aurait été tuée par un requin longimane ou un requin mako alors qu’elle nageait dans la mer Rouge devant son hôtel. Ce suite à deux attaques contre des baigneurs russes et ukrainiens la semaine précédente.

Un requin mako d’environ 2,50 mètres a été trouvé échoué le 10 janvier 2012 à 400 mètres au sud de la plage du Cap de l’Homy à Lit-et-Mixe, dans les Landes en France.

Conservation

Sa longue période de gestation et sa maturité sexuelle tardive le rendent particulièrement vulnérable à la surexploitation dont il fait l’objet.

Autres dénominations

shortfin mako sharkRequin mako à nageoires courtes. Il existe quatre espèces de requins-taupes : Le requin-taupe saumon (Lamna ditropis); le requin-taupe commun (Lamna nasus); le petit requin taupe (Isurus paucus).

Le requin-taupe bleu fait partie de la famille des requins-maquereaux, un petit groupe de requins rapides divisés en cinq espèces. Comme ses proches parents, le grand requin blanc et la maraîche, les adaptations très particulières du requin-taupe bleu à son environnement en font l’un des super-prédateurs de la mer.

http://www.maxisciences.com/requin/un-requin-mako-filmee-en-pleine-attaque-par-une-camera-embarquee_art30140.html