Le requin nez noir

Le requin nez noir

Le Requin nez noir (Carcharhinus acronotus) est une espèce de requins appartenant à la famille des Carcharhinidae. Il est commun dans les eaux tropicales et subtropicales de l’Ouest de l’océan Atlantique. Cette espèce vit généralement dans les eaux côtières dans les herbiers marins et les habitats de sable et de graviers, les adultes préférant des eaux plus profondes que les jeunes. Ce requin mesure généralement au moins 1,3 mde long. Il a une forme élancée avec un long museau arrondi, de grands yeux et une première nageoire dorsale courte. Son nom commun provient de la marque noire visible à l’extrémité de son museau, bien qu’elle soit parfois difficile à distinguer chez les individus les plus âgés.

Le Requin nez noir se nourrit principalement de petits poissons et céphalopodes, et est lui-même une proie pour des requins plus imposants. Comme les autres membres de sa famille, il est vivipare et l’embryon se développe grâce à une alimentation assurée par une connexion auplacenta. La femelle donne naissance à trois à six jeunes à la fin du printemps ou au début de l’été, tous les ans ou tous les deux ans, après une période de gestation qui dure entre huit et onze mois. Cette espèce n’est pas connue pour attaquer l’Homme. Elle a une importance mineure pour la pêche commerciale et la pêche sportive. L’Union internationale pour la conservation de la nature l’a classée comme étant « quasi-menacée ». En 2009, la National Oceanic and Atmospheric Administration des États-Unis déclare que les populations de Requins nez noir vivant au large des côtes du pays sont victimes de la surpêche, et propose de nouvelles mesures de protection.

Le Requin nez noir a un corps élancé, un long museau et une première nageoire dorsale et des nageoires pectorales réduites.

Le Requin nez noir a un corps mince et élancé avec un long museau arrondi et de grands yeux. Les ouvertures inhalantes et exhalantes des narines sont séparées par un rabat de peau. Il y a respectivement de 12 à 13 et de 11 à 12 rangées de dents de chaque côté des mâchoires supérieure et inférieure, avec une ou deux dents au niveau de la symphyse. Les dents sont triangulaires et obliques, avec des bords dentelés. Les dents supérieures sont plus épaisses que les dents inférieures. Les cinq paires de fentes branchiales sont courtes, mesurant moins d’un tiers de la longueur de la base de la première nageoire dorsale1,2.

Détail de la tête et du bout du museau noir.

La première nageoire dorsale est petite et quelque peu falciforme, avec un sommet pointu et une bordure postérieure courte et libre ; son origine se trouve au niveau des bords arrières libres des nageoires pectorales. La deuxième nageoire dorsale est relativement grande, mais toujours inférieure à la moitié de la hauteur de la première. Il n’y a pas de crête entre les deux nageoires dorsales. Les nageoires pectorales sont courtes et effilées2. Le corps est couvert de denticules dermiques se chevauchant et qui portent cinq à sept nervures longitudinales (trois chez les très jeunes individus) se terminant par trois à cinq dents1. La coloration est d’un gris jaunâtre à verdâtre sur le dessus et blanc à jaune dessous. Une tache sombre caractéristique à la pointe du museau est plus ou moins visible, notamment chez les jeunes requins. Les extrémités de la deuxième nageoire dorsale, du lobe supérieur de la nageoire caudale du lobe supérieur et parfois de son lobe inférieur sont sombres3. Les bordures arrières de la première nageoire dorsale et des nageoires pectorales et pelviennes sont plus claires3. On compte entre 165 et 181 vertèbres3. Le Requin nez noir mesure généralement 1,3 à 1,4 m de long pour un poids de 10 kg2,4. La longueur et le poids maximum enregistrés sont respectivement de 2,0 m et 18,9 kg5.

Biologie et écologie

Alimentation

Le Requin nez noir est un prédateur de petite taille et vif, qui se nourrit de petits poissons parmi lesquels les Sars salèmes (Lagodon rhomboides), les Sciaenidae, les Sparidae, les anchois, lesOstraciidae et les Diodontidae, ainsi que de poulpes et d’autres céphalopodes1. Quand il cherche à capturer une proie, sa vitesse lui permet de devancer de grands requins comme le Requin de récif (C. perezi)6,7. Cette espèce peut former de grands bancs dans lesquels ils sont parfois associés à des anchois et des mulets1. Les Requins nez noir montrent un degré élevé de philopatrie : les jeunes et les adultes ont été observés revenir à leur lieu de naissance pour s’y reproduire année après année8.

Prédateurs et parasites

Le Requin nez noir peut être la proie de plus grands requins, comme le Requin requiem de sable (C. obscurus) notamment1, et des spécimens détenus en captivité ont été observés montrant une posture de menace apparente à l’encontre de plongeurs ou de membres nouvellement introduits de leur espèce. Cette posture se caractérise par un requin qui courbe le dos, abaisse ses nageoires pectorales, ouvre ses mâchoires béantes et nage avec des mouvements latéraux exagérés4,9. Les parasites connus de cette espèce comprennent les copépodes Nesippus orientalis,Perissopus dentatus, Pandarus sinuatus, Kroyeria sphyrnae, Nemesis atlantica et Eudactylina spinifera10, ainsi que les ténias des genres Paraorygmatobothrium et Platybothrium11,12.

Reproduction

Comme les autres requins de la famille des Carcharhinidae, le Requin nez noir est vivipare : après que les embryons en développement ont épuisés leur réserve en vitellus, le sac vitellin vide se développe en une connexion avec le placenta qui permet à l’embryon d’être nourri par la mère.

Au large des États-Unis, les mâles sont connus pour se reproduire tous les ans, et les femelles tous les deux ans13. Par contre, au large du nord-est du Brésil et dans le golfe du Mexique, le cycle de reproduction des femelles est suffisamment court pour leur permettre de se reproduire tous les ans14,15.

La vitellogenèse (formation du vitellus dans l’ovaire) a lieu à la fin de l’été, et est immédiatement suivie de la copulation et de la fertilisation à l’automne ; le jeune naît le printemps ou l’été suivant1. La saisonnalité de ces événements signifie que le cycle de reproduction est décalé de six mois entre les populations de l’hémisphère nord et celles de l’hémisphère sud. La période de gestation varie entre 8 mois pour les animaux au nord-est du Brésil à entre 9 et 11 mois pour ceux du sud-est des États-Unis15.

Les femelles donnent généralement naissance à des portées de un à cinq jeunes16 dans des eaux peu profondes, comme les baies côtières ou les mangroves14,17. Bulls Bay, au large de laCaroline du Sud, est une pouponnière reconnue1. Il n’y a pas de lien entre la taille de la mère et le nombre de petits18. Les nouveaux-nés mesurent en moyenne 45 à 50 cm de long4,19. Certaines études sur la croissance de ces animaux ont conclu à des différences entre mâles et femelles, mais ces différences pourraient être en fait plus visibles dans certaines populations que d’autres13.

Le Requin nez noir atteint la maturité à l’âge de 4 à 5 ans, quel que soit le sexe. Ils ont alors une longueur à la fourche d’environ 85 et 100 cm pour les femelles et 85 à 92 cm pour les mâles, cette taille dépendant de la zone géographique concernée14,13,16,20,21. La longévité maximale connue pour un Requin nez noir est de 19 ans au large de la côte sud-est des États-Unis, et de 16,5 ansdans le golfe du Mexique14.

Distribution et habitat

Répartition de l’espèce

Le Requin nez noir vit au niveau des plateaux continentaux et insulaires situés au large de la côte est des Amériques, de la Caroline du Nord au nord jusqu’au sud du Brésil au sud, en comprenant les Bahamas, le golfe du Mexique et la mer des Caraïbes. Il fréquente les eaux côtières dans des habitats comme les herbiers marins ou des sols constitués de sable ou de débris de coquillage et de coraux22. Généralement, seuls les jeunes requins sont rencontrés dans des eaux peu profondes, car les adultes préfèrent des profondeurs supérieures à 9 m et sont plus fréquents entre 18 et 64 m de fond14,1. Les Requins nez noir vivant au large de la côte atlantique sud des États-Unis migrent vers le nord en été et vers le sud (ou peut-être au large des côtes) en hiver ; une migration similaire est effectuée par les requins du golfe du Mexique18.

Taxinomie et phylogénie

Esquisse d’un Requin nez noir et de l’une de ses dents de la mâchoire supérieure.

Le naturaliste cubain Felipe Poey publie la première description du Requin nez noir en 1860 sous la dénomination Squalus acronotus, dans son Memorias sobre la historia natural de la Isla de Cuba. Plus tard, d’autres auteurs le placent dans le genreCarcharhinus. Le spécimen type est un mâle mesurant 98 cm de long et capturé au large de Cuba4. L’épithète spécifique acronotus vient des mots grecs acron signifiant « sommet », ou « extrémité » et notos signifiant « dos », et ce nom signifie « dos bossu », en référence à une caractéristique relevée par Poey lors de sa description19. Le nom vulgaire et vernaculaire de ce requin en français est Requin nez noir23,24.

En s’appuyant sur des données morphologiques, Jack Garrick suggère en 1982 que le Requin nez noir peut être placé dans un groupe d’espèces comprenant Carcharhinus dussumieri et C. sealei, tandis que Leonard Compagno propose en 1988 de placer ce requin parmi un groupe comprenant cinq autres espèces, dont le Requin soyeux (C. falciformis) et le Requin à pointes noires (C. melanopterus). Les analyses moléculaires sont tout aussi équivoques : celle de Gavin Naylor en 1992 sur les allozymes a montré que l’espèce étant le membre du genre Carcharhinus placée le plus proche de la base du genre, tandis que l’analyse de l’ADN ribosomique de Mine Dosay-Abkulut en 2008 indique la proximité de l’espèce avec le Requin bordé (C. limbatus) ou le Requin tiqueue(C. porosus)25,26.

Relations avec l’Homme

Le Requin nez noir ne représente pas de danger pour l’Homme. Le Requin nez noir n’a jamais été impliqué dans une attaque sur un humain. Toutefois, il faut être vigilant quand il prend sa posture défensive caractéristique17. Cette espèce est appréciée des adeptes de la pêche sportive, car il offre une résistance respectable1. Il a également localement une importance commerciale, car il est pris intentionnellement ou comme prise accessoire par les filets et les palangres dans l’intégralité de son aire de répartition, et plus particulièrement au sud-ouest de la Floride, au Venezuela et au Brésil. Sa chair est vendue séchée et salée. Un grand nombre de Requins nez noir sont également pris accidentellement dans les chalutiers pêchant les crevettes, ce qui représente une menace pour cette espèce car beaucoup de prises sont de jeunes immatures14,4. Le fait que ce requin vive dans des eaux peu profondes le rend particulièrement sensible à la pêche, et le manque de zones d’alevinage adaptées multiplient la mortalité chez les jeunes27.

Au large des États-Unis, la pêche du Requin nez noir est soumise à la législation de la National Marine Fisheries Service, via le Fisheries Management Plan (FMP) pour les requins de l’Atlantique et du Golfe du Mexique de 1993. Concernant les quotas commerciaux et les limites de prises, le Requin nez noir est classé parmi les « petits requins côtiers »18. De 1999 à 2005, ce sont en moyenne 27 484 requins nez noir qui sont pris chaque année au large des côtes de ce pays. Un recensement récent mené par la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) a montré que les populations de l’espèce étaient désormais victimes de la surpêche et que la population déclinait au large des États-Unis. En 2009, la NOAA propose de créer un quota distinct pour le Requin nez noir, s’établissant à6 065 requins par an, et d’interdire l’utilisation de filets pour pêcher des requins dans l’Atlantique28. A contrario, les populations de Requin nez noir du Brésil semblent stables, et on ne dispose pas de données concernant la situation aux Caraïbes. L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) considère cette espèce « quasi-menacée » dans son ensemble14.

Annexes

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Références taxinomiques

Liens externes

Source : Wikipédia

Le requin grande gueule

Le requin grande gueule

Requin grande-gueule

 Megachasma pelagios

Le requin grande-gueule (Megachasma pelagios) est une espèce rare de requin, seul membre de la famille Megachasmidae. Depuis sa découverte en 1976, seulement quelques spécimens ont été recensés, avec 55 individus en 2012. Comme le requin-baleine et le requin pèlerin, il nage avec sa bouche grande ouverte pour filtrer de l’eau et capturer le plancton et les méduses. Pour suivre ses proies, il demeure à plusieurs centaines de mètres de profondeur la journée pour migrer vers la surface la nuit. Il fréquente les eaux circumpolaire tropicale du monde entier, le long du plateau continental.

Sa rareté ne permettant pas de recenser ses populations, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) ne dispose pas d’assez de données pour évaluer le risque d’extinction (Données insuffisantes).

Description

La tête d’un spécimen conservé.

Comme son nom l’indique, le requin grande-gueule a une énorme tête, mesurant la moitié de la longueur du corps avec une gueule pouvant mesurer un mètre de long et affublée de nombreuses petites dents. Le pourtour de sa cavité buccale et sa lèvre supérieure possèdent des marbrures argentées. Sa livrée est uniformément noirâtre. Sa nageoire caudale est asymétrique avec un grand lobe supérieur. Il mesure en moyenne 5,20 m pour un poids de 750 kg.

Biologie

En raison du peu de spécimens observés, les scientifiques ignorent sa biologie, notamment son comportement sexuel. Il est ovovivipare ; les jeunes requins se développent dans les œufs qui restent dans le corps de la mère jusqu’à ce qu’ils éclosent.

Il effectue une migration verticale : la journée il vit entre 300 et 1 100 m, puis remonte la nuit tombée, entre 0 et 500 m. Ce requin se nourrit essentiellement de plancton et méduses, occasionnellement de petits poissons. De manière générale, il semblerait qu’il se nourrisse en nageant lentement la bouche ouverte pour filtrer ses proies. Les chercheurs pensent que ses lèvres hébergent des micro-organismes bioluminescents qui attirent le plancton.

Le requin grande-gueule est une espèce rarissime.

Le requin grande-gueule est une espèce rarissime.

Étymologie et dénomination

Megachasma vient du grec mega : gros et chasma : cave ou étroit.

Taxinomie

Le premier spécimen fut capturé le au large des côtes de Kaneohe à Hawaï quand il est venu s’empêtrer dans l’ancre flottante d’un navire de la marine américaine. Il fut présenté par Leighton Taylor comme un nouveau type totalement inconnu de requin, rivalisant avec la découverte ducœlacanthe comme le plus sensationnelle découverte en ichtyologie du xxe siècle. Ces caractéristiques uniques ont conduit Taylor, Compagno et Struhsaker a le classer dans sa propre famille (Megachasmidae), mais certains scientifiques suggèrent qu’il pourrait appartenir à la famille Cetorhinidae dont le requin pèlerin est actuellement le seul membre. L’ichtyologiste japonais Kazuhiro Nakaya a été chargé de disséquer le 7e exemplaire repêché.

Répartition géographique

Répartition géographique du requin grande-gueule.

Le requin grande-gueule fréquente probablement les eaux circumpolaire tropicale du monde entier, le long du plateau continental.
En 2012, seuls 55 spécimens ont été capturés ou observés, dans le Pacifique, l’Atlantique et l’océan Indien. Le Japon et Taiwan ont tous donné plus de 10 spécimens, la plupart dans une seule région. Des spécimens ont également été pêchés au large d’Hawaii, de Californie, du Mexique, des Philippines, d’Indonésie, d’Australie, du Brésil, du Sénégal, d’Afrique du Sud et de l’Équateur. Le 30 mars 2009, au large de l’île de Burias aux Philippines, un spécimen de 4 mètres pour 500 kilos est mort en luttant dans le filet d’un pêcheur et a ensuite été emmené à proximité de Donsol, dans la province de Sorsogon, où il a été examiné par les scientifiques, avant d’être débité et vendu.

Localisation des spécimens observés entre 1976 et 2010.

Le 12 juin 2011, un jeune mâle de 3 m a été trouvé mort par des pêcheurs à proximité de la Basse-Californie, à la côte ouest de la péninsule, dans une région appelée Bahía de Vizcaino. Il a été pêché par le même navire qui, en 2006, a capturé un autre spécimen dans la baie de Vizcaino, ce qui a conduit les scientifiques mexicains à croire que le requin grande gueule pourrait être un visiteur de saison de la péninsule de Baja. Le nouveau spécimen a été prélevé à Ensenada, au Mexique, où il a été photographié et tranché pour que les chercheurs mexicains puissent étudier la structure de ses muscles et de ses branchies. En 2013, le requin grande gueule a été filmé dans son milieu naturel pour la première fois au large du Japon par Tsunemi Kubodera.

Sources Wikipédia

Requin épée

Requin épée

Scoliodon laticaudus (nom vernaculaire : Requin épée) est une espèce de requin qui vit dans les eaux peu profondes (10 à 15 m) de l’océan Indien et d’Océanie.

Le genre Scoliodon est monotypique.


scoliodon_laticaudus

Classe : Poissons cartilagineux – Ordre : Carcharhiniformes – Famille : Carcharhinidés

Découvert par Müller en 1838.

Caractéristiques : museau aigu, déprimé. Seconde dorsale réduite.

Taille : jusqu’à 80 cm.

Profondeur : benthique et côtier, il évolue en bancs de la surface jusqu’à 50 m.

Alimentation : petits poissons osseux, seiches, crevettes.

Reproduction : vivipare.

Jeunes : 5 à 14 juvéniles mesurant 15 cm à la naissance.

Espérance de vie : 6 ans.

Maturité sexuelle : atteinte à 30 cm pour les deux sexes.

Danger potentiel : aucun.

Exploitation humaine : captures fréquentes à la ligne ou au filet.

Géographie : Eaux littorales de l’Indo-Pacifique, de la Tanzanie au Kenya, de l’Indonésie au Japon.Scoliodon_laticaudus_Day

Requin lancette

Requin lancette

Le requin  lancette  (de Glyphis glyphis) est une espèce extrêmement rare de requins requiem, appartenant à la famille Carcharhinidae.

Seulement  des spécimens immatures, qui habitent les confins de marée des grands fleuves tropicaux dans le nord de l’Australie et de Nouvelle-Guinée, sont connus.

requin lancette

Il évolue  exclusivement dans des eaux rapides, les eaux très troubles avec  une large gamme de salinités. De construction robuste, ce requin  de couleur  grise  se caractérise par un museau court et large, des petits yeux , une relativement importante deuxième nageoire dorsale et une tache noire sous chaque nageoire pectorale près de la pointe. Un autre trait d’ identification sont ses dents, qui sont grandes, triangulaires et en dents de scie dans la mâchoire supérieure et étroite, comme des lances , et dentelées seulement près de la mâchoire inférieure. Sur la base de spécimens disponibles, les adultes grandissent  probablement de 2,5 à 3 m  de long.

S’ attaquant aux poissons et crustacés osseux, le requin  est adapté pour la chasse dans l’obscurité presque complète. Il n’est pas aussi actif que d’autres requins mangeurs, se déplaçant en amont et en aval dans  les courants de manière à économiser l’énergie.r492370_2560586

La reproduction est vivipare avec des femelles ayant  une connexion placentaire de leur jeune, bien que les détails ne sont pas connus.

Le requin lancette  est menacé par la capture accidentelle dans les pêches commerciales et récréatives, ainsi que par la dégradation de l’habitat.

Compte tenu de sa faible population, sa  gamme restreinte, et les exigences strictes de l’habitat, cette espèce est très sensible à ces pressions et a été classé en voie de disparition par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

Requin Mako

Requin Mako

Requin mako Isurus oxyrinchus Le requin Mako appartient  à la même famille que les grands requins blancs. Il est de couleur bleu nuit sur le dessus et blanc en dessous. De forme très hydrodynamique, il a une taille maximale de quatre mètres. Ses fentes branchiales sont particulièrement larges.

Statut de conservation UICN

Vulnérable

Habitat

Isurus_oxyrinchus_distmapPélagique et parfois côtier en eaux tropicales et tempérées. Évolue de la surface à 740 mètres de profondeur.

Reproduction

Ovovivipare avec cannibalisme intra-utérin. De 2 à 21 embryons mesurant 60 cm à la naissance. La gestation durerait deux ans.

Alimentation

Essentiellement des poissons pélagiques comme les thons mais également des requins ainsi que des céphalopodes.

Particularités

Puissance. Ce requin est capable de maintenir une température corporelle supérieure d’environ 10 °C à celle de l’eau, cette particularité couplée à ses larges fentes branchiales lui permet d’atteindre rapidement des vitesses élevées et la faculté de pouvoir faire des bonds hors de l’eau.

Crédité d’une vitesse moyenne de 50 km/h, certains auteurs avancent que sa vitesse de pointe serait de l’ordre de 110 km/h, ce qui prouverait que ce requin est capable de faire des bonds de 10 mètres hors de l’eau.

Compte tenu de son régime alimentaire cette vitesse lui permet de chasser des poissons pélagiques parmi les plus rapides comme le voilier ou l’espadon. Il peut vivre 25 ans.

Exploitation

makoidC’est l’un des requins dont la viande est exploitée en cuisine. Il est généralement vendu débité en darnes.

La chair de ce poisson est ferme et ressemble à celle du thon, sauf la couleur qui est un peu plus claire. Auparavant, le requin mako était commercialisé sous le nom de thon de l’Atlantique. Contrairement au thon, le requin-taupe est un poisson maigre.

Il est très prisé en Europe pour sa chair, et comme tous les requins pour ses ailerons en Asie.

Ce requin est particulièrement apprécié par les pêcheurs sportifs compte tenu de sa puissance et de sa combativité.

Danger de disparition

Le requin taupe est en voie de disparition à cause de la surpêche : en effet il très prisé pour sa chair et son aileron. Le WWF l’a placé dans son « Top 10 des espèces les plus menacées » en 2007.

Danger pour l’homme

Malgré quelques attaques, dont deux fatales, non provoquées mettant en cause cette espèce, on peut raisonnablement dire que sa réputation de dangerosité pour l’homme est largement surfaite.

Le requin mako est cependant soupçonné de diverses attaques en novembre et décembre 2010 à Charm el-Cheikh en Égypte : une touriste allemande aurait été tuée par un requin longimane ou un requin mako alors qu’elle nageait dans la mer Rouge devant son hôtel. Ce suite à deux attaques contre des baigneurs russes et ukrainiens la semaine précédente.

Un requin mako d’environ 2,50 mètres a été trouvé échoué le 10 janvier 2012 à 400 mètres au sud de la plage du Cap de l’Homy à Lit-et-Mixe, dans les Landes en France.

Conservation

Sa longue période de gestation et sa maturité sexuelle tardive le rendent particulièrement vulnérable à la surexploitation dont il fait l’objet.

Autres dénominations

shortfin mako sharkRequin mako à nageoires courtes. Il existe quatre espèces de requins-taupes : Le requin-taupe saumon (Lamna ditropis); le requin-taupe commun (Lamna nasus); le petit requin taupe (Isurus paucus).

Le requin-taupe bleu fait partie de la famille des requins-maquereaux, un petit groupe de requins rapides divisés en cinq espèces. Comme ses proches parents, le grand requin blanc et la maraîche, les adaptations très particulières du requin-taupe bleu à son environnement en font l’un des super-prédateurs de la mer.

http://www.maxisciences.com/requin/un-requin-mako-filmee-en-pleine-attaque-par-une-camera-embarquee_art30140.html

Requin à nez rude

Requin à nez rude

Statut de conservation UICN

NT : Quasi menacé

Le Requin à nez rude (Carcharhinus macloti) est une espèce de requin de la famille Carcharhinidae, nommé ainsi parce que des cartilages fortement calcifiés sont présents dans son museau. C’est un petit requin de couleur bronze, atteignant une longueur de 1,1 m. Il a un corps mince et un nez long et pointu. Ses deux nageoires dorsales sont de taille modeste et ont des extrémités arrières allongées caractéristiques. Le Requin à nez rude est largement distribué dans l’ouest de l’Indo-Pacifique, du large du Kenya au sud de la Chine et au nord de l’Australie. Il vit dans les eaux chaudes et peu profondes à proximité du rivage..

Courant et grégaire, le Requin à nez rude est un prédateur qui se nourrit de poissons osseux, les céphalopodes et les crustacés. Cette espèce est vivipare, les embryons se développent en étant relié à leur mère via une connexion placentaire.

Les femelles ont un cycle de reproduction biennal et ont des portées d’un ou deux petits après une période de gestation de douze mois. Le Requin à nez rude est pêché pour sa viande dans l’ensemble de son aire de répartition, et compte tenu de son faible taux de reproduction, l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) l’a classé comme quasi-menacé.
Description

Le Requin à nez rude est mince avec un long museau et les extrémités arrières libres de ses nageoires dorsales sont allongées.
Le Requin à nez rude est une espèce au corps mince avec un long museau étroit et pointu. Contrairement à d’autres espèces de Carcharhinus, les cartilages de son rostre (museau) cartilages sont très calcifiés, d’où le nom « nez rude ».

Les yeux circulaires sont plutôt grands et équipés de membranes nictitantes. Il y a un lobe de peau étroit sur le bord antérieur de chaque narine. La bouche arquée porte des sillons peu visibles à chaque extrémité ; certaines sources indiquent que les pores hyomandibulaire (une série de pores situés au-dessus des coins de la bouche) sont particulièrement grands, tandis que d’autres déclarent qu’ils ne sont pas.

Il y a 29 à 32 rangées de dents sur la mâchoire supérieure, et elles ont une pointe centrale aux bords lisses et des dentelures très grossières à la base. La mâchoire inférieure porte quant à elle 26 à 29 rangées de dents étroites et à bords lisses. Il y a cinq paires de fentes branchiales assez courtes.tn_Camac_uk

Les nageoires pectorales sont assez courtes et pointues, et sont falciformes. La première nageoire dorsale est de taille moyenne et triangulaire, et prend naissance à peu près au niveau des extrémités arrières libres des nageoires pectorales. La deuxième nageoire dorsale est petite et faible, et est implantée au niveau du milieu de la base de la nageoire anale. Les deux nageoires dorsales ont de très longues extrémités arrière libres, et il y a une crête médiane subtile entre elles deux.

Une encoche importante est présente à la base de la queue. La nageoire caudale a un lobe inférieur bien développé et un lobe supérieur plus grand et présentant une encoche près de son extrémité. La peau est recouverte par des denticules cutanées qui se chevauchent ; chaque denticule est de forme ovale et a trois arêtes horizontales menant à des dents marginales. Cette espèce est de couleur bronze dessus et blanc dessous, avec une bande pâle à peine perceptible sur les flancs. Les nageoires pectorales, pelviennes et anale ont parfois des bordures plus claires, tandis que la première nageoire dorsale et le lobe supérieur de la nageoire caudale peuvent avoir des bordures plus sombres. Le Requin nez rude atteint 1,1 m de long.

Biologie et écologie
Les Requins à nez rude forment de grands groupes, s’associant souvent avec les Requins à queue tachetée et les Carcharhinus tilstoni. Les mâles et les femelles vivent généralement séparément l’un de l’autre en dehors de la période de reproduction. Les poissons osseux constituent la majeure partie de l’alimentation de ce requin, avec les céphalopodes et les crustacés2. Les parasites pouvant toucher cette espèce comprennent le nématode Acanthocheilus rotundatus et le cestode Otobothrium carcharidis.

Le Requin à nez rude est vivipare ; comme les autres requins de la famille des Carcharhinidae, une fois que les embryons ont épuisé le vitellus, le sac vide de celui-ci se développe en une connexion placentaire par lequel la mère alimente l’embryon. Les femelles donnent naissance une fois tous les deux ans à un ou deux petits après une période de gestation de douze mois. Les nouveaux-nés mesurent 45 à 55 cm de long, et la maturité sexuelle est atteinte à une taille de 70 à 75 cm de long. La longévité de ce requin est d’au moins 15 à 20 ans.Male-hardnose-shark

Distribution et habitat
Le Requin à nez rude est commun et largement diffusé dans la zone tropicale de l’Ouest de l’Indo-Pacifique. On le rencontre du Kenya à la Birmanie dans l’océan Indien, en passant par le Sri Lanka et les îles Andaman. Dans l’océan Pacifique, il se rencontre au Vietnam, à Taiwan, au sud du Japon, en Indonésie, et de la Nouvelle-Guinée au nord de l’Australie.

On le trouve habituellement dans les eaux côtières peu profondes, mais il a été observé à une profondeur de 170 m. Les données provenant d’individus marqués ont montré que ce requin ne fait pas de grands déplacements, et 30% des individus repris l’ont été dans un rayon de moins de 50 km autour de leur lieu de capture. La plus longue distance parcourue par un individu recensée est de 711 kilomètres.

Taxonomie

L’illustration accompagnant la description de Müller et Henle.
Le Requin à nez rude a été décrit par les biologistes allemands Johannes Müller et Jakob Henle dans leur Systematische Beschreibung der Plagiostomen de 1839. Ils l’ont alors appelé Carcharias (Hypoprion) macloti, en l’honneur de Heinrich Christian Macklot, qui a recueilli le spécimen type en Nouvelle-Guinée7. En 1862, l’ichtyologiste américain Theodore Gill élève Hypoprion au grade de genre, avec C. macloti comme espèce type. En 1985, Jack Garrick place Hypoprion comme un synonyme de Carcharhinus.

Phylogénie et évolution
Les relations évolutives du Requin à nez rude ne sont pas été totalement connues. Dans une étude de 1988 s’appuyant sur la morphologie de ces requins, Leonard Compagno regroupe provisoirement le Requin à nez rude avec le Requin de Bornéo (C. borneensis), le Requin à joues blanches (C. dussumieri), le Requin-baliai (C. hemiodon), le Requin baleinier (C. fitzroyensis), le Requin tiqueue (C. porosus), le Requin à taches noires (C. sealei) et le Requin à queue tachetée (C. sorrah)9. Les résultats des analyses moléculaires phylogénétiques ont été contradictoires, certains éléments confirmant l’hypothèse de Compagno : une étude de 1992 n’a pas pu résoudre la position du Requin nez rude en détail10, une étude de 2011 a indiqué qu’il était proche du clade formé par le Requin à joues blanches et du Requin à taches noires11 et une étude de 2012 a conclu qu’il s’agissait d’une espèce sœur du Requin de Bornéo.

Des dents appartenant apparemment au Requin à nez rude ont été retrouvées dans la rivière Pungo et la formation de Yorktown aux États-Unis, et dans la formation Pirabas au Brésil. Le plus ancien de ces fossiles date du Miocène inférieur (il y a 23 à 16 millions d’années).

Relations avec l’Homme

Inoffensif pour les humains, le Requin à nez rude est régulièrement pris dans les filets maillants et les palangres dans son aire de répartition. Il est utilisé pour la viande, qui est vendu fraîche ou séchée et salée, mais sa petite taille limite son intérêt économique.

Son faible taux de reproduction le rend vulnérable à la surpêche, et étant donné les niveaux actuels d’exploitation dans son aire de répartition, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a évalué l’espèce comme quasi menacée. Au large du nord de l’Australie, le Requin à nez rude représente 13,6 % des captures au filet maillant et 4,0 % des captures à la palangre. Étant donné que ces pertes ne semblent pas avoir diminué sa population là-bas, l’UICN le considère comme de préoccupation mineure dans cette région.

Références
(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Hardnose shark » (voir la liste des auteurs)
↑ a, b et c (en) P.R. Last et J.D. Stevens, Sharks and Rays of Australia, Harvard University Press,‎ 2009 (ISBN 0674034112), p. 266–267
↑ a, b, c et d (en) M. Voigt et D. Weber, Field Guide for Sharks of the Genus Carcharhinus, Verlag Dr. Friedrich Pfeil,‎ 2011, 80–81 p. (ISBN 978-3-89937-132-1)
↑ a, b et c (en) L.J.V. Compagno, Sharks of the World: An Annotated