Le requin baliai

Le requin baliai

Tout savoir sur le requin-baliai (Carcharhinus hemiodon)

 

Requin-baliai

Le requin-baliai (Carcharhinus hemiodon) est une espèce extrêmement rare, peut-être même éteinte, de requin de la famille des Carcharhinidae. C’est un petit requin gris et trapu, qui dépasse rarement 1 m et a un museau assez long et pointu. Cette espèce peut être identifiée grâce à la forme des dents de sa mâchoire supérieure, qui sont fortement dentelées près de leur base et ont un bord lisse près de la pointe, et par sa première nageoire dorsale, qui est grande avec une longue extrémité libre. En outre, ses nageoires pectorales, sa deuxième nageoire dorsale et le lobe inférieur de sa nageoire caudale ont des extrémités noires.

Plus observé depuis 1979, le requin-baliai se rencontrait autrefois dans l’Indo-Pacifique, des eaux côtières du Golfe d’Oman jusqu’en Nouvelle-Guinée, et s’aventurait parfois en eau douce. Moins de 20 spécimens ont été étudiés, et la plupart des aspects de son histoire naturelle sont inconnus. Il se nourrit probablement de poissons osseux, de céphalopodes et de crustacés, et donne naissance à des jeunes vivants, les embryons étant nourris via une connexion au placenta de leur mère. L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a inscrit le requin-baliai parmi les espèces en danger critique d’extinction. Si elle existe encore, elle est menacée par la pêche de plus en plus intensive dans son aire de répartition

Description

Le requin-baliai a un corps robuste et modérément long, avec museau pointu. Les yeux sont grands et circulaires, et sont équipés de membranes nictitantes. Chaque narine est large avec un petit lobe de peau étroit en forme de téton sur le rebord antérieur. La bouche arquée ne présente pas sillons visibles ou de pores dilatés au niveau de ses extrémités. Les mâchoires supérieure et inférieure contiennent respectivement de 14 à 15 et 12 à 14 rangées de dents de chaque côté, ainsi qu’une ou deux rangées de petites dents au niveau des symphyses. Les dents de la mâchoire supérieure ont une seule étroite pointe centrale lisse et tranchante, avec de chaque côté de très grandes dentelures. Les dents de la mâchoire inférieures sont plus étroites et plus droites, et peuvent être lisses ou finement dentelées. Les cinq paires de fentes branchiales sont assez longues1,2,3.

Prenant leur origine juste au-dessous de la quatrième paire de fentes branchiales, les nageoires pectorales sont courtes, larges et falciformes. La première nageoire dorsale est grande et falciforme et est placée juste derrière les bases de la nageoire pectorale. La deuxième nageoire dorsale est grande et haute et est positionné au-dessus ou légèrement derrière la nageoire anale. Habituellement, il n’y a pas de crête médiane entre les nageoires dorsales, et quand elle est présente cette crête est peu développée. La queue présente une encoche en forme de croissant à l’origine de la nageoire caudalesupérieure. La nageoire caudale est asymétrique, avec un lobe inférieur bien développé et un lobe supérieur plus grand et présentant une encoche dans la bordure arrière, près de son extrémité1,2,3.

La peau de ce requin est couverte de denticules dermiques qui se chevauchent ; chaque denticule présente trois arêtes horizontales menant à trois (plus rarement cinq) dents marginales. Cette espèce est grise dessus et blanche dessous, avec une bande pâle bien visible sur les flancs. Les nageoires pectorales, la deuxième nageoire dorsale et le lobe inférieur de la nageoire caudale ont des extrémités noires, tandis que la première nageoire dorsale et le lobe supérieur de la nageoire caudale sont étroitement bordées de noir. La taille maximale atteinte par le requin-baliai est méconnue du fait du manque de grands spécimens collectés, mais elle ne dépassait probablement pas beaucoup 1 m1,3.

Biologie et écologie

On pense que le régime alimentaire du requin-baliai se composait de petits poissons osseux, de céphalopodes et de crustacés4. Cette espèce est parasité par le cestodeAcanthobothrium paramanandai5. Comme les autres requins de la famille des Carcharhinidae, il est vivipare ; après que les embryons en développement aient épuisés leur réserve en vitellus, le sac vitellin vide se développe en une connexion avec le placenta qui permet à l’embryon d’être nourrit par sa mère, mais les détails spécifiques sont inconnus3. Le plus petit spécimen connu est une femelle de 32 cm de long, ce qui pourrait correspondre à la taille à la naissance. La maturité sexuelle est atteinte à une longueur dépassant 60 cm1.

Distribution et habitat

La plupart des observations du requin-baliai ont eu lieu le long des côtes de l’Inde.

Le requin-baliai semble avoir été largement distribué dans la région Indo-Pacifique. Il a peut-être été autrefois courant, et il aurait été régulièrement pris par les pêcheurs au large de l’Inde et du Pakistan, mais il est maintenant extrêmement rare6,2. La plupart des spécimens connus ont été collectés au large de l’Inde, avec également quelques spécimens venant du Golfe d’Oman, de Bornéo et de Java. Il y a aussi des observations moins fiables dans la mer de Chine méridionale et dans d’autres parties de l’Asie du Sud-Est comme au Vietnam et aux Philippines, en Nouvelle-Guinée et au nord de l’Australie1. Cette espèce réside dans les eaux côtières. Plusieurs sources plus anciennes ont indiqué qu’on peut le trouver dans les fleuves comme la Hooghlyet le Saïgon1, mais il pourrait dans ce cas avoir été confondu avec un requin du genre Glyphis, dont les espèces sont courantes dans les eaux douce des rivières. Si ces observations sont exactes, cela voudrait dire que ce requin tolère une faible salinité de l’eau3.

Taxonomie

Illustration accompagnant la description de Müller et Henle.

La première description scientifique du requin-baliai a été rédigé par les biologistes allemands Johannes Müller et Jakob Henle dans leur Systematische Beschreibung der Plagiostomen de 1839. Leur description s’appuyait sur un mâle immature de 47 cm de long mâle capturé près de Pondichéry, en Inde, et trois autres paratypes provenant de la même région. Müller et Henle attribue le nom donné à la nouvelle espèce, Carcharias (Hypoprion) hemiodon, au zoologiste français Achille Valenciennes. L’épithète spécifique hemiodon vient du grec hémi signifiant « demi » et odon signifiant « dent »7,8,1.

En 1862, Theodore Gill élève Hypoprion au rang de genre à part entière, et il place le requin-baliai dans son propre genre, Hypoprionodon, s’appuyant sur les positions relatives des nageoires dorsales et pectorales. Les auteurs ultérieurs ont généralement reconnu la première révision de Gill, mais pas la seconde, et cette espèce devient Hypoprion hemiodon. En 1985, Jack Garrick, confortant les travaux taxonomiques menés plus tôt par Leonard Compagno, place Hypoprion comme un synonyme de Carcharhinus1.

Phylogénie

Les relations évolutives du requin-baliai au sein de son genre sont mal connues. Dans une étude de 1988 basée sur des données morphologiques, Compagno propose de le regrouper avec le Requin tiqueue (C. porosus), le Requin à taches noires (C. sealei), le Requin à queue tachetée (C. sorrah), le Requin baleinier (C. fitzroyensis), le Requin à joues blanches (C. dussumieri), le Requin de Bornéo (C. borneensis) et le Requin à nez rude (C. macloti)9.

Relations avec l’Homme

Inoffensif pour les humains, le requin-baliai a été pêché pour sa viande4. Moins de 20 spécimens ont été déposés dans les collections des musées, dont la plupart ont été collectés avant 1900. Le dernier signalement de cette espèce date de 1979, malgré le fait que des études de marché approfondies ait été menées en Indonésie et aux Philippines depuis lors, ce qui fait craindre que l’espèce puisse être déjà éteinte. Étant donné que la pêche artisanale et commerciale est de plus en plus intense et n’est pas réglementée au sein de son aire de répartition, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a inscrit le requin-baliai en danger critique d’extinction et accorde une grande priorité à la localisation des populations survivantes

source wikipédia

Le requin dormeur zèbre

Le requin dormeur zèbre

Heterodontus zebra ou  Requin dormeur zèbre est un requin primitif de la famille des Heterodontidae qui vit dans le Pacifique ouest, de 40° Nord à 20° Sud et de 50 à 200 m de profondeur.

 

ZebraBullheadShark3Les requins dormeurs « véritables » sont définis comme appartenant à l’ordre des hétérodontiformes, qui comporte 9 espèces du genre Heterodontus   dont le requin dormeur zèbre .

Les 9 espèces sont :

Concernant le requin dormeur zèbre

 

HeterodontZebraTGTC’est un requin assez commun mais peu connu en raison du fait qu’il s’agit d’une espèce fréquentant les eaux profondes. Il s’y nourrit probablement d’invertébrés et petits poissons. Il s’agit d’un poisson ovipare.

 

 

 

Distribution

Océan Pacifique tropical, du Japon à l’Australie .

Heterodontus_zebra_distmap

 

Habitat

Fonds rocheux et forêts de kelp, mais limité aux grandes profondeurs.

Taille

Les adultes peuvent atteindre environ 100 cms de long .

Caractéristiques

Silhouette et comportement très similaires à ceux de Heterodontus japonicus dont il se distingue par une livrée plus visible marquée de bandes sombres sur fond clair et par le développement insolite de ses deux nageoires dorsales (particulièrement la première). Comme tous les membres de la famille Heterodontidae, il a un comportement nocturne et se nourrit d’invertébrés benthiques, et surtout d’oursins.

Petit requin taupe

Petit requin taupe

Il est à la fois pélagique et côtier. C’est un grand requin au corps fusiforme, au museau court et arrondi. Sa longue bouche arrondie est pourvue de dents antérieurs triangulaires, longues et pointues. Sa première nageoire dorsale bien développée, la seconde, presque opposée à l’anale, est très petite. Sa caudale a la forme d’un croissant, avec une petite carène secondaire médiane, parallèle à une autre, plus forte, qui atteint le pédoncule caudal. Ses nageoires pectorales sont larges, plus longues que sa tête. Il se nourrit de poissons et de céphalopodes.

 

Ordre : LAMNIFORMES
Famille : LAMNIDES
Nom Français : Petit requin taupe
Autres Noms : requin-maquereau
Nom Anglais : Longfin mako shark

 

Le  petit requin-taupe  ( Isurus paucus ) fait partie des cinq membres de la famille des Lamnidae, qui comprend le requin-taupe bleu, le grand requin blanc, le requin taupe commun et le requin saumon. À la fois en taille et en apparence, il ressemble beaucoup à son espèce sœur, le requin mako, bien que cette espèce particulière puisse croître  plus  (plus de 4 mètres), soit de construction plus mince et possède des nageoires pectorales plus longues et plus larges. Cette morphologie différente suggère un style de vie plus lent et moins actif pour le mako longfin, bien que ce soit toujours un nageur très puissant et profilé . Comme les autres requins lamnides, le petit requin taupe  possède un museau pointu, une queue en forme de croissant avec des carènes prononcées et une physiologie efficace d’échange de chaleur et de rétention (rete mirabilia).

une espèce mal connue

Par rapport au requin mako, le  petit requin-taupe est une espèce peu commune et mal connue. Décrit en 1966 par le spécialiste des sciences de la mer cubain Dario Guitart Manday, il a été désigné par les noms d’espèce paucus , ce qui signifie peu en latin, en référence à la rareté de cette espèce par rapport au requin-taupe bleu. On pense qu’il occupe une distribution cosmopolite similaire dans les eaux tropicales et tempérées chaudes à celle du requin-taupe bleu (requin mako), mais en raison des enregistrements sporadiques, d’une faible abondance et de la confusion avec ses espèces sœurs plus communes, la distribution complète reste incertaine. C’est un habitant de la haute mer et on le trouve généralement à des profondeurs comprises entre 110 et 220 mètres, à la limite épipélagique-mésopélagique; on le voit rarement à des profondeurs supérieures à 90 mètres. On pense qu’il est migrateur dans son aire de répartition tropicale océanique , mais des schémas de déplacement spécifiques n’ont pas encore été identifiés.

Le petit requin taupe , comme les autres requins lamnides, est un vivipare aplacentaire, ce qui signifie que les embryons éclosent des œufs à l’intérieur de l’utérus et naissent vivants.

 Les femelles sexuellement matures donnent généralement naissance à deux petits à la fois avant que les jeunes fœtus soient soutenus par des œufs non viables dans l’utérus (comportement connu sous le nom de oophagie). Cette faible fécondité, ainsi que la maturité sexuelle tardive, la faible abondance et les pressions croissantes exercées par les pêcheries océaniques, font de cette espèce une préoccupation particulière en matière de conservation; le requin figure actuellement sur la liste des espèces vulnérables de la liste rouge des espèces menacées de l’UICN et de l’ annexe I de l’UNCLOS , annexe I de la CMS.

Mémorandum d’accord sur les requins migrateurs et l’Annexe II de la CMS

Le requin est généralement capturé comme prise accessoire dans les pêcheries palangrières pélagiques tropicales pour le thon, l’espadon et le requin, ainsi que dans les pêcheries au filet maillant, les lignes à la ligne et autres pêcheries océaniques ancrées dans son aire de répartition. Bien que la viande soit considérée comme de mauvaise qualité et de faible valeur commerciale, les nageoires ont encore une valeur suffisante pour en valoir le prix. Bien que très nécessaire, il existe actuellement peu ou pas de mesures de conservation pour cette espèce. Il est inscrit à l » Annexe 2 de la Cites depuis  2019.

Longueur en mètres
4
Type de reproduction
vivipare aplacentaire
Rapports avec l’homme
Inoffensif ou potentiellement dangereux du fait de sa taille
Habitat
Pélagique

 

Le grand requin blanc

Le grand requin blanc

Le grand requin blanc (Carcharodon carcharias) est une espèce de requin de la famille des lamnidés. Il est le seul représentant du genre Carcharodon. Avec une taille maximale dépassant les 6 mètres, c’est l’un des plus grands poissons prédateurs vivant actuellement dans les océans. Il est considéré comme un requin dangereux.

 

Néanmoins, contrairement à certaines idées reçues, il n’est pas un «mangeur d’hommes» et l’homme n’est pas une proie pour lui, la plupart des attaques sont dues à une erreur d’analyse visuelle du requin.

© Rodney Fox

Le Grand Requin Blanc a une alimentation très variée : il se nourrit surtout de pinnipèdes, de poissons, de tortues de mer et occasionnellement de certains cétacés. Ce requin est connu du grand public pour avoir été le sujet du best-seller Les Dents de la mer de Peter Benchley et d’un film à succès de Steven Spielberg.

En 1758, Carl von Linné fut le premier à décrire le grand requin blanc, sous le nom Squalus Carcharias. Andrew Smith lui donna le nom générique de Carcharodon en 1833 et en 1873, le nom générique et le nom spécifique furent associés pour donner Carcharodon carcharias.Carcharodon vient du grec karcharos (aiguisé) et odous (dent). Le mot karcharias signifie « requin » en grec. Le grand requin blanc est le seul représentant du genre Carcharodon. Il serait apparu au milieu du Miocène. Les premières dents fossilisées retrouvées datent de 16 millions d’années. Sa phylogénie est controversée. Certains taxonomistes font de lui un descendant direct du requin préhistorique, le Mégalodon. Selon des hypothèses plus récentes, le grand requin blanc ne serait en fait qu’un « cousin », regroupé dans la famille des lamnidés. Cette hypothèse ferait du grand requin blanc le descendant de Isurus hastalis, le mako préhistorique.

 

Mensurations

Grand requin blanc

Le grand requin blanc mesure en moyenne de 4 à 6 m de long. Les mâles sont plus petits que les femelles. À 8-10 ans, âge de leur maturité sexuelle, ils atteignent 3,50 à 6 m. Les requins blancs de Méditerranée sont plus massifs que leurs cousins océaniques. Les femelles sont matures plus tard, entre 12 et 18 ans et mesurent alors 4 à 5 m.
La taille du plus grand spécimen jamais pêché a fait l’objet d’un grand nombre de débats, de conjectures et de fausses informations.

Pendant des décennies, le livre Guinness des records, ainsi que les travaux de nombreux ichthyologues, présentaient deux spécimens comme les plus grands jamais capturés : l’un de 11 m capturé dans les eaux sud australiennes près de Port Fairy dans les années 1870, et l’un de 11,30 m capturé au Nouveau-Brunswick, Canada dans les années 1930. Richard Ellis et John E. McCosker, dans leur livre The Great White Shark (1991), dédient un chapitre entier à ce sujet.
Ils concluent que le plus grand spécimen jamais capturé et mesuré correctement devait faire 6,40 m (mesuré à plat sur le sol et non suspendu à un filin) pour 2 220 kg. Il a été pêché à Cuba en 1945.
Le requin blanc de 7,13 m, capturé en 1987 à Malte, ne devait mesurer d’après les experts que 5,50 m.Concernant les records non vérifiés de plus de 10 mètres, Richard Ellis et John E. McCosker doutent de la fiabilité des mesures, notant qu’elles étaient trop importantes en les comparant aux très grands requins blancs avérés que l’on a pu répertorier. Le requin blanc de 11,30 m prétendument pêché au New Brunswick (Canada) a été mal identifié car il s’agissait d’un requin pèlerin, ayant un corps de forme similaire au requin blanc.Pour conclure, la taille maximale est estimée à 7,5 m de long tout au plus, par des spécialistes comme l’italien Alessandro de Maddalena mais les grands requins blancs de plus de 6 mètres sont extrêmement rares.
Aucun grand requin blanc atteignant les 7 mètres n’a jamais été capturé. Comme le plus grand requin tigre pêché mesurait 7,40 m, cela supposerait que ce requin serait plus grand en taille que le grand requin blanc. À l’heure actuelle, l’un des plus grands spécimens de requin blanc est une femelle surnommée « Schatzi », vivant dans les eaux de Hawaï. Sa taille est estimée à environ 6,50 m.
Le poids du grand requin blanc mâle varie entre 680 kg et 2000 kilos. Celui de la femelle est compris entre 1000 et 1900 kilos. Ellis et McCosker écrivent en ce qui concerne le poids des requins blancs et concluent qu’ils peuvent peser jusqu’à 2 tonnes, mais notent également que le plus lourd pesé scientifiquement, pesait 2,2 tonnes.

Morphologie

Prédation sur un phoque

Il possède un museau conique assez long. Ses dents, tranchantes comme des lames de rasoir, sont plates, triangulaires, dentelées et peuvent mesurer 76 mm de long en maximum (60 mm dépassant des « gencives »). S’il advient qu’une dent tombe, une autre de la rangée arrière (ses mâchoires sont pourvues de quatre à six rangées), qui est inclinée vers l’intérieur, s’avance vers l’avant de la mâchoire pour prendre sa place. Seules les deux premières rangées sont fonctionnelles. Les mâchoires du grand requin blanc sont impressionnantes. Elles mesurent 90 cm de large pour un spécimen de 6 mètres (il s’agit de la largeur totale, la largeur de la bouche sur un requin vivant de 6 m étant de 60 cm.). Le grand requin blanc doit son nom à la couleur blanche de sa face ventrale, contrastant avec la couleur grise de sa face dorsale. Les fentes branchiales, très longues, n’encerclent pas la tête. Elles précèdent les nageoires pectorales falciformes bien développées, ainsi que des fossettes précaudales et de fortes carènes caudales, caractéristiques des Lamnidae. La nageoire caudale est courte, presque symétrique en forme de croissant.

Son espérance de vie est évalué entre 23 et 60 ans. Il possède entre 44 et 52 dents.Le grand requin blanc possède une ouïe et un odorat très sensibles. Il est capable de sentir une goutte de sang dans plus de 4,6 millions de litres d’eau et d’entendre une proie à 1 km de distance.De plus, sous le museau, des récepteurs sensibles aux champs magnétiques lui permettent de détecter bruits et vibrations de basses fréquences à plusieurs centaines de mètres. Ce sont les ampoules de Lorenzini. Elles lui permettent, entre autres, de détecter des animaux en détresse.
Il faut également savoir que le grand expert du grand requin blanc, Andre Hartmann (le premier homme à nager et toucher le grand prédateur hors d’une cage) a découvert qu’en touchant ces ampoules, le requin devient quasiment inoffensif et se laisse dériver pendant quelques secondes le ventre à la surface.Il a aussi une vue supérieure à l’être humain. Bien qu’il ait effectivement une vue supérieure aux hommes, sa vue de près reste néanmoins mauvaise, et c’est pourquoi dans certains cas une proie très proche de lui peut lui échapper, du fait qu’il ne l’aperçoit pas immédiatement. En revanche, sa vue de loin reste excellente et d’une très grande précision. Contrairement à d’autres requins le grand requin blanc n’a pas de paupières. C’est pourquoi il roule ses yeux en arrière lors d’une attaque.

Répartition et habitat

L’habitat du grand requin blanc est principalement côtier dans les eaux tempérées, mais il a aussi été observé en zones épipélagiques dans l’océan. C’est un amateur des eaux peu profondes, mais un spécimen a cependant été pêché sur une longue ligne de 1 280 m.Il aime toutefois évoluer dans plus de 30 m de fond, ce qui explique, en partie, pourquoi il y a plus d’attaques de ce requin sur les côtes où l’on atteint très vite des grandes profondeurs. Il possède une faculté d’adaptation aux températures très importantes.Il peut réguler la température de son corps jusqu’à 20 °C au-dessus de la température ambiante, ce qui explique sa présence dans des eaux parfois relativement froides.

On trouve le grand requin blanc dans toutes les mers tempérées du globe et parfois même dans les mers tropicales, suivant probablement les migrations des baleines qui viennent y mettre bas.

Il est particulièrement présent en Australie, en Afrique du Sud, et en Californie ainsi que dans les Caraïbes. Le grand requin blanc est également présent dans l’océan Pacifique, notamment au large des côtes hawaiiennes, du Japon aux Philippines, de la Nouvelle-Calédonie à la Nouvelle-Zélande. Il a même été observé au large des côtes d’Alaska.

Il est devenu rare en mer Méditerranée, conséquence directe de l’intensification du trafic commercial entre l’Europe et l’Afrique du Nord dont la pollution engendrée perturbait son habitat (Rapport février 2008 de Greenpeace).

Il se déplace le plus souvent seul ou en couple, mais jamais en colonie. S’il arrive d’observer un même spécimen plusieurs années de suite dans les mêmes eaux, la territorialité n’a jamais pu être démontrée.

En revanche, il semblerait que les animaux les plus grands effectuent parfois de très longs trajets. En 2005, un grand requin blanc femelle, qui a été doté d’un capteur de localisation, a traversé, aller-retour, l’océan Indien, du Cap (Afrique du Sud) jusqu’aux côtes méridionales d’Australie. Soit un périple de près de 10 000 km en moins de neuf mois.
Une autre a effectué la traversée de l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande à la Grande barrière de corail. Les raisons de telles traversées demeurent encore très mystérieuses car il n’y a pas de lien avec la migration des grands cétacés. Une récente étude génétique montre que les spécimens présents en Méditerranée sont arrivés d’Australie il y a 450 000 ans.

Reproduction

Son cycle de reproduction est mal connu. On estime que le mâle atteint sa maturité sexuelle à 10 ans. Il est ovovivipare : les œufs se développent et éclosent dans l’utérus de la femelle, avec cannibalisme utérin (comme les autres lamnidés). Le temps de gestation n’est pas encore connu,car jusqu’à maintenant il n’a encore jamais été observé un accouplement de grand requin blanc. il est estimée entre 12 à 18 mois.

Les jeunes grands blancs, à la naissance, mesurent entre 1,09 et 1,60 m et sont déjà des prédateurs capables de survivre. Ils se reproduisent au printemps. Son espérance de vie est évaluée entre 23 et 60 ans.

Alimentation

Le grand requin blanc se situe au sommet de la chaîne alimentaire dans les océans. Du fait de sa taille, de son métabolisme et de ses capacités physiques exceptionnelles, il n’a que très peu de concurrents, hormis l’orque. Il mange de nombreux animaux, y compris les autres requins, les poissons de grande taille (comme le thon, l’espadon, le tarpon…), les tortues, les dauphins, les mammifères les oiseaux marins et occasionnellement de certains cétacés. Les jeunes se nourrissent exclusivement de poissons.

Prédation

© Klaus Jost

C’est, avant tout, un chasseur spécialisé dans la chasse des phoques et otaries, même s’il sait se montrer opportuniste (pas autant que le requin-tigre).

Les rares cas d’attaque sur l’homme sont plus considérés comme des « accidents », en majorité sur des surfeurs ou véliplanchistes, une forme ovoïde battant des « nageoires » à la surface et rappelant à ce prédateur sa proie favorite.

Il faut savoir que son attaque se décompose en plusieurs phases : d’abord le « coup de dents » qui va saigner la proie, le grand requin blanc n’avalant pas des quartiers de viande d’une grosse proie du premier coup.

Puis, lorsque la proie est inerte, commence alors l’alimentation à proprement parler. Les attaques contre l’homme se terminent dans la majorité des cas après le coup de dents. En effet, lors de la morsure, des récepteurs situés dans la gueule « goûtent » la proie, ce qui permet au requin de savoir si celle-ci est suffisamment riche en graisse.

L’homme n’apporte pas assez de graisse pour le requin ; le squale ne reconnaissant pas le goût de sa proie l’abandonne, et les rares cas mortels résultent de l’hémorragie (artère ou membre sectionnés).
Il est évident que la pression exercée par la mâchoire (plus de cinquante centimètres de diamètre) et les dents coupantes comme des lames de rasoir laissent un résultat impressionnant, souvent désastreux, sur un corps humain.

La couleur du dos de l’animal varie du gris-noir (Afrique du Sud, Australie, Californie) au marron clair pour la Méditerranée, où l’on a observé un comportement alimentaire différent, peut-être une adaptation au milieu méditerranéen : des chasses de thons, de marlins, un comportement plus opportuniste et tourné vers les grands poissons plutôt que les mammifères marins devenus rares dans cette région (raréfaction du Phoque moine).

Comme lui, d’ailleurs. À noter que les grands requins blancs de la région du Cap ont adopté une technique de chasse unique en son genre. Pour surprendre une otarie, le requin se met à l’affût près du fond et, après avoir repéré une proie qui s’agite en surface, s’élance comme une torpille (sa vitesse est telle qu’il bondit hors de l’eau) pour la percuter, gueule grande ouverte, et la happer en retombant.

Les scientifiques ont désigné cette forme d’attaque auparavant méconnue sous le nom anglais de breaching, ce qui veut dire « créer une brèche ».

Le grand requin blanc a aussi démontré une certaine intelligence par rapport aux autres requins. Il est le seul squale à sortir la tête hors de l’eau pour observer son environnement extérieur. Certaines expériences scientifiques ont démontré qu’il était aussi capable d’apprendre des tours, à l’instar des dauphins et orques, pour obtenir du poisson. D’autres scientifiques ont réussi l’exploit de nager avec des grands requins blancs sans cage de protection, voire de s’accrocher à son aileron dorsal. Le spécialiste André Hartmann s’est même permis de « caresser » le museau de grands blancs, mettant les squales en état d’immobilité tonique.

Le requin blanc et l’homme

 

Les attaques de requins sur l’homme sont exceptionnelles. Toutes espèces confondues entre 2000 et 2010, on ne recense pas plus de 80 cas par an dans le monde entier, dont moins de cinq mortels en moyenne. Les raisons conduisant à une attaque ne sont pas toutes connues ou bien définies ; le manque de données fait qu’il est délicat d’en déduire des statistiques fiables.
Le comportement en milieu naturel des requins est également mal connu (et peu étudié).

Le saut du requin blanc

Néanmoins, le grand requin blanc est le requin le plus souvent impliqué lors des attaques sur l’homme devant le requin tigre et le requin bouledogue.Cela peut s’expliquer par le fait que le territoire de chasse du requin blanc inclut notamment les rivages côtiers où se concentrent les activités humaines (notamment les sports nautiques). Il peut y avoir une confusion entre l’homme et les proies habituelles des requins blancs (phoques ou pinnipèdes) qui induiraient des attaques.

Cependant, l’attitude du requin blanc vis-à-vis de l’homme n’est pas particulièrement agressive ou hostile : de nombreux plongeurs ont plongé avec des requins blancs sans que ceux-ci ne manifestent une quelconque hostilité envers eux.

Le grand requin blanc de Méditerranée

 

Observé et connu en Méditerranée depuis l’Antiquité (surtout en Italie, Sicile, Sardaigne, Corse6, Tunisie, mer Adriatique, îles Baléares, Grèce, côtes françaises7…), il y est toujours présent aujourd’hui mais beaucoup plus rare, la population serait d’environ 350 individus d’après plusieurs estimations.

Les grands requins blancs de Méditerranée se distinguent des spécimens australiens, sud-africains ou américains par la couleur de leur dos; celle-ci tend vers le marron. Il est parfois confondu par les plaisanciers avec le requin pèlerin (inoffensif pour l’homme), qui lui aussi est de couleur marron sur le dos, et de taille imposante. Cependant, il est bien différent au niveau de sa mâchoire, son régime alimentaire, son aileron et son comportement.

En Méditerranée aussi…

Des études génétiques récentes faites par des chercheurs de la Royal Society B suggèrent, que cette population serait très différente de la population américaine, mais plus proche de celle d’Australie et de Nouvelle-Zélande.

En conséquence, les quelques différences entre les requins australiens et de la Méditerranée suggèrent qu’ils se séparèrent il y a 450 000 ans. Durant l’âge de glace et à cause des nombreux effets du changement climatique, quelques individus d’Australie migrèrent vers l’Afrique du Sud, et, portés par les courants chauds, se déplacèrent plus au nord.

Certains seraient trompés de voie migratoire, et seraient passés par le détroit de Gibraltar qui était beaucoup plus large à l’époque, qu’il l’est aujourd’hui, tel que les gros requins ne peuvent plus sortir ou rentrer en Méditerranée. De 1876 à 2010, soit en plus d’un siècle, on compte seulement 31 attaques de grands requins blancs en Méditerranée et le plus souvent, selon les spécialistes, il mord « pour goûter », mais ne mange pas l’homme. Cependant, une quinzaine des personnes attaquées sont décédées suite à des blessures graves, essentiellement en Italie, Tunisie, Croatie et en Grèce, là où ces requins sont les plus abondants. En revanche, sur les côtes françaises de Méditerranée, seulement une attaque officielle non mortelle recensée comme non provoquée par un grand requin blanc, elle date de 1998 sur les bouteilles d’un plongeur12 au large du Cap d’Antilles.

D’après le biologiste Nicolas Ziani, les abords des côtes françaises servent de nurserie à certains squales comme le requin gris, le requin bleu ou les grands requins blancs qui viennent accoucher en eaux profondes.

Afin de suivre en temps réel leurs déplacements, savoir quand ils arrivent et quand ils repartent, l’association Ailerons a coordonné au mois d’août 2011 deux campagnes de marquage de squales au large de l’Hérault et des Pyrénées-Orientales. Une fois les requins capturés, des balises satellites seront installées sur leur peau pour déterminer leur zone de migration. En Méditerranée, la proportion rarissime de requins dangereux en fait une menace infime. En outre, le grand requin blanc, victime de sa mauvaise réputation, est répertorié comme une espèce en voie de disparition. À tel point que certains experts planchent sur une manière de le réintroduire dans la nature, grâce peut-être à la création de zones spéciales.

Captivité

Il est extrêmement difficile de conserver cet animal en aquarium ; les individus meurent généralement au bout de quelques mois s’ils ne sont pas relâchés. Le record de 198 jours de captivité est détenu par l’Aquarium de la baie de Monterey en Californie, qui avait accueilli une jeune femelle de 1,50 m de long entre septembre 2004 et avril 2005 dans un bassin de 16000 mètres cubes.
Après six mois de captivité, elle avait dû être relâchée devant une agressivité de plus en plus importante et des blessures sur le museau.

Croyances

Le grand requin blanc est souvent considéré à tort comme un « mangeur d’hommes ». Il a été popularisé au cinéma par la tétralogie Les Dents de la mer (titre original : Jaws), dont le premier volet est sorti en salles en 1975. Cette tétralogie a largement contribué à la terreur qu’il inspire dans l’imaginaire collectif, sentiment moyennement justifié au regard des statistiques. Cet imaginaire collectif s’inspire des recherches scientifiques, bien antérieures au cycle, qui ont considéré le grand requin blanc comme une des rares espèces de squales, dangereuses pour l’homme (cinq ou six sur plusieurs centaines) ; si minoritaires soient ces espèces au sein de la famille des squales elles existent. Dans une approche plus écologique, sa dangerosité pour l’homme est combattue dans Orca, film tourné en 1978 non par la chasse humaine mais par l’intervention d’une orque qui sauve un plongeur imprudent.

Il aura fallu des décennies avant que l’homme commence à véritablement comprendre le grand requin blanc. André Hartman, un plongeur professionnel sud-africain mondialement connu, est le premier à être sorti de la cage pour nager en sa compagnie. D’autres l’ont imité, dont Jean-Michel Cousteau.

De nombreuses personnes croient encore qu’il n’est qu’une machine sanguinaire et lui attribuent beaucoup plus d’intelligence qu’il n’en possède, le tout relayé par de la désinformation circulant dans tous les médias. Sa taille maximale est souvent surévaluée. Mais depuis des années, des scientifiques réhabilitent ce requin, le démythifient. Plusieurs de leurs émissions ont fait le tour du monde, montrant ce qu’est vraiment le grand requin blanc dans la réalité. Peter Benchley, l’auteur du best-seller Les Dents de la mer adapté pour le célèbre film de Steven Spielberg, a aussi défendu la cause du grand requin blanc dans les dernières années de sa vie.

Population et conservation

Le grand requin blanc est aujourd’hui une espèce menacée. Si le suivi de la population réelle est très difficile à évaluer, les scientifiques s’accordent pour considérer que leur nombre est en chute rapide. Sa pêche est désormais interdite dans de nombreux pays comme l’Australie ou l’Afrique du Sud. Mais cette interdiction est régulièrement violée car les gens ont toujours peur du Carcharodon carcharias. Les pêcheurs le pêchent pour sa viande, ses dents (vendues comme souvenirs aux touristes) mais le plus souvent pour ses ailerons.

Le Grand requin blanc est inscrit à la Cites en Annexe II et dispose du statut vulnérable pour l’UICN depuis 1996.

La pollution de la mer et la raréfaction de ses proies favorites ont aussi un impact très négatif. Bien que la situation du grand requin blanc soit préoccupante, il ne faut surtout pas oublier que la majorité des espèces de squales sont menacées par l’homme.

Source Wikipédia

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Le requin de Bornéo

Le requin de Bornéo

Le Requin de Bornéo (Carcharhinus borneensis) est une espèce de requin de la famille des Carcharhinidae. Il est extrêmement rare, et on le rencontre exclusivement dans les eaux côtières autour de Mukah au nord-ouest de Bornéo, bien qu’il ait été autrefois beaucoup plus répandu.

C’est un petit requin gris atteignant 65 cm de long. Il a un corps élancé avec un long museau pointu et seconde nageoire dorsale de petite taille située juste derrière l’origine de la nageoire anale. Cette espèce est la seule de son genre à présenter une rangée de pores dilatés au-dessus des extrémités de sa gueule. Carcharhinus_borneensis

On ne sait pas grand chose du comportement et du cycle de vie du Requin de Bornéo. Il est vivipare, comme les autres requins de sa famille. La femelle a des portées de 6 jeunes en moyenne, qui sont alimentés tout au long de la gestation par une connexion au placenta. L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) a dernièrement classé l’espèce comme en danger, alors qu’elle n’avait pas été vue depuis 1937. Bien que depuis une population a été découverte, le Requin de Bornéo continue de bénéficier de ce statut de sauvegarde au vu de sa faible aire de répartition dans des eaux qui font l’objet d’une pêche intensive.

Description
Le Requin de Bornéo a un corps mince et élancé, avec un long museau pointu et des narines obliques en forme de fentes partiellement recouvertes par d’étroits volets de peau. Les yeux sont plutôt grands et circulaires, et équipés de membranes nictitantes. Les extrémités de la gueule se prolongent par de courts sillons indistincts, et immédiatement au-dessus on trouve une rangée de pores dilatés qui sont uniques dans ce genre. Il y a 25 à 26 rangées de dents sur la mâchoire supérieure et 23 à 25 sur la mâchoire inférieure. Les dents supérieures ont un seul tranchant oblique, avec des bords fortement dentelés et des cuspides sur la face arrière. Les dents inférieures sont similaires, mais ont tendance à être plus minces et plus finement dentelées. Les cinq paires de fentes branchiales sont courtes.

Les nageoires pectorales sont courtes, pointues, et falciformes, tandis que les nageoires pelviennes sont petites et triangulaires, avec une marge arrière presque droite. La première nageoire dorsale est assez grande et triangulaire, avec un sommet émoussé se poursuivant par une bordure arrière sinueuse ; elle est implantée au niveau des extrémités arrières libres des nageoires pectorales. La deuxième nageoire dorsale est petite et placée au niveau du milieu de la base de la nageoire anale. Il n’y a pas de crête entre les nageoires dorsales.

La queue porte une encoche profonde en forme de croissant à la base du lobe supérieur de la nageoire caudale. Cette dernière est asymétrique, et a un lobe inférieur bien développé et un lobe supérieur plus long et étroit avec une nette encoche près de la pointe. Les denticules cutanées sont petites et se chevauchent, chacune ayant trois arêtes horizontales menant à des dents marginales.

Cette espèce est gris ardoise dessus, plus foncé vers l’extrémité de la nageoire dorsale et du lobe supérieur de la nageoire caudale ; certains spécimens ont des rangées irrégulières de petites taches blanches, qui peuvent être un artefact lié à leur manipulation. Le dessous est blanc, et cette couleur s’étend sur les flancs comme une bande pâle mal délimitée. Le plus grand spécimen connu mesurait 65 cm de long.

Distribution et habitat
Le Requin de Bornéo a uniquement été observé dans les eaux côtières de Sarawak. Tous les spécimens de Requin de Bornéo découverts récemment l’ont été sur les sites de débarquement de la pêche à Mukah au Sarawak, malgré les études approfondies menées dans le reste de Bornéo (y compris dans la localité du spécimen type). Ainsi, son aire de répartition semble se limiter aux eaux côtières peu profondes situées au nord-ouest de Bornéo. Sur les cinq spécimens découverts auparavant, quatre provenaient de Bornéo et l’autre de l’île de Zhoushan en Chine, montrant une distribution antérieure plus large.

Cette espèce a également été enregistrée à Borongan aux Philippines en 1895 et à Java en 1933 ; ces observations ne sont toutefois pas suffisantes pour en tirer des conclusions sur la répartition historique de l’espèce car il n’y a eu aucune observation ultérieure dans ces régions.

Biologie et écologie
Les poissons osseux constituent probablement la principale nourriture du Requin de Bornéo4. Il est vivipare comme les autres requins requiem, et les embryons en développement sont approvisionnés en nutriments par la mère via une connexion placentaire formé par le reliquat de la vésicule vitelline. La taille de la portée est en général de six jeunes, et les nouveaux-nés mesurent environ 24 à 28 cm de long. À partir des spécimens disponibles, la longueur à la maturité sexuelle peut être estimée à environ 55 à 58 cm chez les mâles et 61 à 65 cm pour les femelles.

Taxonomie et phylogénie
L’ichtyologiste hollandais Pieter Bleeker a initialement décrit le Requin de Bornéo sous l’appellation scientifique Carcharias (Prionodon) borneensis dans un numéro datant de 1858 de la revue scientifique Acta Societatis Regiae Scientiarum indo- Neêrlandicae. Il s’est appuyé pour cela sur la découverte d’un nouveau-né mâle de 24 cm de long, capturé au large de Singkawang dans le Kalimantan occidental, à Bornéo.

Plus tard, les auteurs ont placé cette espèce comme appartenant au genre Carcharhinus1. Avant 2004, seuls cinq spécimens du Requin de Bornéo étaient connus, tous immatures et recueillis avant 19376. En avril et mai 2004, des chercheurs de l’Universiti Malaysia Sabah ont découvert un certain nombre de spécimens supplémentaires en étudiant les ressources halieutiques de Sabah et de Sarawak.

Les relations évolutives du Requin de Bornéo sont incertaines. Jack Garrick, dans son étude morphologique de 1982, ne le rapproche d’aucun autre membre du genre. Leonard Compagno, en 1988, le regroupe provisoirement avec le Requin tiqueue (C. porosus), le Requin à taches noires (C. sealei), le Requin à queue tachetée (C. sorrah), le Requin baleinier (C. fitzroyensis), le Requin à joues blanches (C. dussumieri), le Requin à nez rude (C. macloti) et le Requin-baliai (C. hemiodon)8. Le Requin de Bornéo ressemble aux requins du genre Rhizoprionodon par certaines de leurs caractéristiques, comme par exemple les pores dilatés au niveau de sa gueule. Néanmoins, d’autres aspects de sa morphologie le placent indubitablement dans le genre Carcharhinus.

Relations avec l’Homme
Selon la dernière évaluation de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, s’appuyant sur des données de 2005 qui ne comprennent pas les derniers spécimens découverts à Mukah, le Requin de Bornéo est considéré comme en danger. Auparavant, plusieurs enquêtes halieutiques au sein de son aire de répartition historique supposée n’avaient pas réussi à trouver des spécimens.

Le statut de sauvegarde du Requin de Bornéo reste tout de même précaire compte tenu de sa très petite aire de répartition dans des eaux soumises à la fois à la pêche artisanale et à la pêche commerciale, et ce de manière soutenue. Il est pris par les filets et consommé pour sa chair, même si son importance commerciale reste insignifiante.

Virli léopard

Virli léopard

NOM COMMUN : requin léopard, virli léopard

NOM ANGLAIS : leopard shark

NOM LATIN : Triakis semifasciata ou semifasciatus

FAMILLE : Triakidae

Triakis_semifasciata,I_RR57Distribution : présent sur près de 6 000 km de la côte Ouest du continent américain, de l’Oregon au golfe de Californie (Mexique).

Lieu de vie : benthique c’est à-dire près du fond. Il vit sur les fonds sableux, rocheux et les forêts de kelp, dans les eaux tempérées froides, jusqu’à environ 100 m de profondeur. On peut le croiser en banc ou en association avec d’autres espèces de requins comme les émissoles ou les aiguillats.

Alimentation : constituée de petits poissons osseux (anchois, harengs, gobies, poissons plats) et leurs œufs, de jeunes poissons cartilagineux (raies-guitares, raies chauve-souris, émissoles), de crustacés (crabes, crevettes), de mollusques (bivalves, céphalopodes), de vers. Ces requins sont des opportunistes qui aspirent leurs proies davantage qu’ils ne mordent.

Reproduction : ovovivipare; c’est-à-dire que les œufs éclosent à l’intérieur du ventre de la femelle. Cette dernière donne naissance à 4 à 36 juvéniles mesurant environ 20 cm. La durée de la gestation est d’environ un an.

Taille : en moyenne entre 1 m et 1,29 m avec un record de 1,98 m pour un mâle. La croissance est lente.

Menaces et mesures de protection : le requin léopard dispose du statut LC (préoccupation mineure) évalué par l’UICN. Cela signifie que l’espèce n’est pas menacée actuellement.

Cependant la faible vitesse de croissance et les mœurs sédentaires de cette espèce rendent certaines populations facilement victimes de surpêche. L’état de Californie a pris dans les années 90 des mesures visant à limiter les quantités pêchées, de manière à assurer la pérennité des stocks.
Comme tous les squales, les requins léopards disposent d’un 6e sens, l’électroréception qui détecte les champs électriques faibles émis par leurs proies. Au moment du nourrissage, les requins léopards sont très actifs et parfois sautent littéralement hors de l’eau pour s’emparer de leurs proies.

Particularités et capacités à occuper une place dans l’écosystème : les requins léopards donnent naissance à leurs petits dans des eaux peu profondes, parfois à moins d’un mètre de profondeur.
Par ailleurs, ces animaux sont une proie de choix pour les grands requins blancs de la côte Pacifique de l’Amérique du Nord.

Le requin léopard et l’homme : il n’est pas considéré comme dangereux pour l’homme. En fait il mord très rarement et seulement s’il se sent menacé. A l’inverse, sa chair est très prisée ; il est recherché par les pêcheurs sportifs dans les eaux côtières, que ce soit à la ligne ou en pêche sous-marine. En Californie 50 000 requins léopards sont ainsi prélevés chaque année. Par ailleurs, les requins léopards s’adaptent bien en aquarium public à condition de respecter leur préférence pour des eaux fraîches (15°C).

Source : Nausicaa