Partenariat FADIS DIVING et SMF

Partenariat FADIS DIVING et SMF

Nous sommes  très heureux de vous annoncer notre partenariat avec Fadis DIVING. Nous allons collaborer sous différentes formes : Nos brochures informatives SMF seront disponibles dans les magasins Fadis Diving et seront jointes dans les colis des commandes internet.

 

Nous sommes ravis aussi d’annoncer que nous serons co exposants au Salon International de La Plongée Sous Marine à Paris du 9 au 12 janvier 2025 .

Pour mieux connaitre FADIS PLONGEE:

FADIS DIVING est spécialisé dans la vente de matériel de plongée sous-marine et son entretien. Avec trois magasins en Île-de-France, FADIS DIVING propose une large gamme de produits L équipe FADIS DIVING  accueille les passionnés de plongée dans une ambiance conviviale et professionnelle.

Wissous (Essonne) : Prenez votre temps, demandez des conseils et essayez des équipements Christian et Nicolas sont généreux dans le partage.

Versailles : Dans une partie calme de la vieille ville, discutez plongée avec la spécialiste Emmeline.

Nanterre (Hauts-de-Seine) : Large choix de vêtements et de matériel, conseillé par Olivier.

Pour ceux qui n’ont pas la possibilité de venir en boutique, le  site web  FADIS DIVING est à votre service ! http://fadis-diving.fr

L’atelier FADIS  « L’île aux plongeurs » propose les prestations suivantes :

Révision de détendeurs : Des techniciens agréés et formés assurent la révision de vos détendeurs dans un atelier bien équipé.

Montres et ordinateurs : Outre le changement de pile, l’atelier privilégie une opération de qualité au juste prix.

Révision de gilets de stabilisation : Le gilet, élément de sécurité, est entretenu par nos experts.

Requalification d’équipements sous pression : Cette opération s’effectue dans notre centre grace à son agrément d’etat

Autres services : Réparation et retouches de combinaisons, entretien et vente de compresseurs BAUER, tarage de soupape de sécurité, …

 FADIS DIVING : Nous sommes là pour vous procurer sécurité et sérénité dans vos aventures sous-marines . 

 

Une nouvelle étude révèle que l’efficacité de la conservation des requins de récifs est doublée avec la mise en œuvre combinée de zones protégées et d’une gestion effective de la pêche

Une nouvelle étude révèle que l’efficacité de la conservation des requins de récifs est doublée avec la mise en œuvre combinée de zones protégées et d’une gestion effective de la pêche

via Eric Clua
Les zones marines protégées (ZMP), qui offrent une protection juridique à d’importants écosystèmes marins et côtiers, abritent souvent plus de requins de récif que les zones non protégées. Toutefois, selon une nouvelle étude publiée dans Nature Ecology and Evolution et réalisée par plusieurs dizaines de chercheurs dans le Monde, dont une équipe française de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes (EPHE) en Polynésie française, lorsque les ZMP sont créées dans des pays qui gèrent également la pêche au requin en imposant des limites de capture ou des restrictions sur les engins de pêche, les avantages en termes de conservation sont doublés.
Basées sur la plus grande étude au monde sur les requins et les raies de récif, Global FinPrint, un projet financé par la Paul G. Allen Family Foundation, ces conclusions soulignent que les nations devraient utiliser les deux approches (l’utilisation d’AMP et une gestion efficace de la pêche) pour reconstituer les populations de requins de récif, qui ont décliné en moyenne de 63% dans le monde entier.
« Des études antérieures ont montré que les zones entièrement protégées – c’est-à-dire les AMP où toute pêche est interdite – peuvent être bénéfiques pour les requins de récif. Notre étude ajoute un nouvel élément : les nations peuvent renforcer encore ces avantages », a déclaré Jordan Goetze, auteur principal de l’étude et chercheur associé à l’université Curtin. « Ce que montre notre étude, c’est qu’il ne suffit pas de protéger juridiquement une zone mais qu’il est important aussi de surveiller efficacement la pêche si l’on veut avoir un effet positif sur les populations de requins de récifs », rajoute le Prof. Eric Clua, spécialiste des requins à l’EPHE/PSL, qui a dirigé la collecte des données en Polynésie française.
L’étude a utilisé des stations vidéo sous-marines appâtées (BRUVS), qui sont des caméras placées devant une source d’appât sur un récif pendant 60 minutes. Global FinPrint a recueilli plus de 20 000 heures de séquences vidéo dans 58 pays, que des chercheurs formés ont analysées à la recherche de requins de récifs afin d’identifier l’abondance des populations de diverses espèces sur les récifs. Les analyses précédentes de ces données ont mis en évidence des tendances alarmantes : les requins de récifs avaient disparu de près de 20 % des récifs étudiés et on a constaté un déclin global moyen de 63 % pour les cinq principales espèces de requins de récifs (requins gris de récifs du Pacifique et de la Caraïbe, requins à pointe blanche, requins à pointe noire et requins-nourrices).
Les observations de requins de récifs étaient en moyenne deux fois plus fréquentes dans les zones entièrement protégées que dans les zones de pêche voisines, mais l’équipe a également constaté que de nombreuses zones entièrement protégées n’apportaient aucun avantage mesurable aux requins de récifs.
« Nous avons constaté que les zones entièrement protégées qui réussissaient étaient vastes et protégeaient des récifs entiers, et pas seulement des parties d’un récif. Si elles sont conçues correctement, les AMP pourraient même réussir dans les zones où la pression humaine est forte », a déclaré le Dr Demian Chapman, directeur du programme de recherche sur la conservation des requins et des raies et scientifique principal de Global FinPrint.
Les zones entièrement protégées dont on a constaté qu’elles étaient bénéfiques pour les requins de récif étaient situées partout dans le monde, notamment aux États-Unis, en Australie, en Polynésie française, au Belize, aux Bahamas, à Antigua-et-Barbuda, à Cuba, au Brésil, en Indonésie, en Malaisie, aux Philippines et aux Fidji.
L’équipe a comparé les observations de requins de récif à l’intérieur de zones entièrement protégées dans des pays où les mesures de gestion de la pêche sont connues pour être bénéfiques aux requins de récif et dans des pays où la pêche aux requins n’est pas contrôlée de manière efficace.
« Il est clair que le meilleur résultat pour les requins de récif est obtenu lorsque les pays utilisent à la fois des zones entièrement protégées et une gestion efficace de la pêche », a déclaré le Dr Goetze. « Un avantage de la gestion nationale de la pêche est qu’elle profite également aux requins à large rayon d’action, comme les tigres et les requins-marteaux, dont nous avons montré qu’ils ne bénéficiaient pas des zones entièrement protégées parce qu’ils ne restent pas aussi longtemps dans les récifs coralliens que les requins de récifs ».
Les requins de récif sont des espèces emblématiques qui jouent probablement un rôle important dans l’écologie des récifs coralliens et qui, dans certaines régions, profitent à la population en tant qu’attractions touristiques vivantes. Dans certaines cultures, ils sont célébrés comme des incarnations de dieux, des gardiens et des protecteurs.
« De nombreux pays sont actuellement en train d’étendre leurs zones protégées dans le cadre de l’initiative mondiale 30 x 30, qui vise à protéger 30 % de nos océans d’ici à 2030 », a déclaré M. Chapman. « Cette étude fournit des conseils sur la façon dont les nations peuvent étendre leurs zones protégées de manière à bénéficier à ces requins de récifs importants d’un point de vue écologique, culturel et économique. Elle souligne également que ces efforts d’expansion des zones protégées doivent s’accompagner d’efforts nationaux de gestion de la pêche afin de garantir la conservation du plus grand nombre possible d’espèces de requins ».
Cours Shark Ecology  SSI  en partenariat avec Néreides Plongée

Cours Shark Ecology SSI en partenariat avec Néreides Plongée

L’association SHARKS MISSION FRANCE est heureuse de vous annoncer son partenariat avec Anne de Néreides Plongée, et de vous offrir la possibilité de suivre le cours SHARK ECOLOGY SSI par son intermédiaire.

 

Anne est la fondatrice de la société Néréides Plongée. Passionnée par la plongée depuis toute petite qu’elle pratique depuis ses 14 ans, et après desétudes en environnement-sécurité puis un parcours professionnel dans l’industrie, elle a choisi de transmettre des valeurs de protection de l’environnement au travers de l’enseignement de plongée.
Elle est titulaire d’un Diplôme d’Etat de la Jeunesse, de l’Éducation Populaire et du Sport en plongée subaquatique et peut former du débutant au plongeur confirmé jusqu’à 60m.
Le centre Néréides Plongée est affilié à Scuba School International (SSI) qui permet de former les plongeurs aux standards internationaux mais également à des spécialités écologiques sur les requins mais également l’écologie marine, les mammifères marins, le corail… Ces spécialités écologiques sont également accessibles à des non plongeurs.
Apprenez en plus sur les requins avec les cours SHARK ECOLOGY SSI .
Pour les jeunes dès 6 ans et les adultes, plongeurs et non plongeurs .
Le cours comprend 7 chapitres avec validation des connaissances et certification finale . Il est accessible à vie après achat avec mises à jour gratuites. Le cours est accessible sur ordinateur, tablette et via l’application SSI dès votre inscription gratuite et après avoir compléter votre profil.
Prix:75 euros
Le cadeau parfait pour tous ceux qui veulent  en apprendre plus encore sur les requins .

 

Lors de l’achat du cours, vous allez  recevoir un email avec, entre autres, ces indications :

« Félicitations pour l’achat du cours Shark Ecology SSI auprès de Néréides Plongée en partenariat avec Sharks Mission France.

Dès à présent et si ce n’est pas encore le cas, inscrivez vous gratuitement sur SSI via ce lien : https://my.divessi.com/register/ref/716229

Complétez votre profil soigneusement dans l’onglet « Données Personnelles » puis rubriques « Mon Profil » et « Photo du Profil ».

Dans la rubique « Documents », signez le Code du Plongeur Responsable, même si vous n’êtes pas (encore) plongeur. Si vous êtes déjà plongeur vous pouvez en plus télécharger votre certificat médical pour l’avoir partout avec vous!

 

Pour accéder au cours, vous avez deux possibilités :

1) via votre espace personnel sur internet : onglet « Formation », puis rubrique « Cours », puis ouvez le cours « Shark Ecology » dès lors que le centre l’aura débloqué.

2) via l’application SSI (gratuite) qui vous permet d’accéder également au cours hors ligne (pratique lors des croisières plongées), d’avoir une carte mondiale des sites de plongées, des centres de plongée SSI, mais aussi les cartes de certifications SSI et plein d’autres choses.

Lecture du cours :

Le cours est composé de 7 chapitres à l’issue desquels vous trouverez des questions de révisions que vous pouvez refaire autant de fois que vous voulez. Avant les chapitres, vous avez un descriptif de la philisophie SSI et de la façon d’utiliser le cours.

A la fin du chapitre 7, vous trouverez l’examen final en ligne scindé en 3 parties. Afin de réussir ce cours, vous devez obtenir 100% de bonnes réponses à chacune des parties.

Pas de stress, si vous faites une erreur dans l’examen final, vous recommencez la partie autant de fois que nécessaire afin de d’obtenir 100% de bonnes réponses.

Lorsque vous aurez validé ce cours, le centre Néréides Plongée validera la certification dès lors que votre profil est complet. S’il venait à manquer des informations, le centre Néréides Plongée reviendrait vers vous.

Le cours est accessible à vie dès lors que vous ne supprimez pas votre compte SSI. Si des mises à jours venaient à être effectuées, celles-ci sont gratuites. Le cours se remet à 0 tout en conservant votre certification! »

Faites plaisir ou faites vous plaisir, avant de partir plonger à la rencontre des requins, à offrir à tous ceux qui veulent en savoir plus sur les requins .

 

Lien pour acheter SHARK ECOLOGY SSI :https://nereides-plongee.bloowatch.com/booking/products/177983

 

Récente étude : Schémas de déplacement et résidence des requins à pointe blanches de récif (Carcharhinus albimarginatus) dans un archipel isolé du Pacifique tropical oriental

Récente étude : Schémas de déplacement et résidence des requins à pointe blanches de récif (Carcharhinus albimarginatus) dans un archipel isolé du Pacifique tropical oriental

Le requin à pointe blanche de récif (Carcharhinus albimarginatus) est un requin associé aux récifs largement réparti dans tout l’Indo-Pacifique. Cependant, il a été peu étudié et on sait peu de choses sur son écologie spatiale, en particulier sur ses déplacements à longue distance. Dans cette étude, ont été étudiés la résidence et les schémas de déplacement des requins à pointes blanches de récif dans un vaste archipel éloigné au large de la côte Pacifique du Mexique, l’archipel de Revillagigedo.

Par Sarah M. S. Beauvais · Raúl O. Martínez‐Rincón · James T. Ketchum · Gauthier Schaal · Salvador E. Lluch‐Cota · Mauricio Hoyos‐Padilla. 4 février 2024.

Un ensemble de 10 récepteurs VR2W a été déployé autour de l’archipel pour surveiller les mouvements de 45 requins à pointe blanche de récif pendant 11 ans.

Parmi les 40 requins détectés au cours de l’étude, 34 ont montré une grande fidélité au site, avec 70 % de leurs détections quotidiennes enregistrées dans un site particulier. L’indice de résidence variait de 0,049 à 0,99 avec une résidence moyenne de 0,49 ± 0,27 (SD).

Les requins présentaient de forts schémas diurnes dans des mouvements horizontaux et verticaux avec deux pics de détections au lever et au coucher du soleil et une présence dans les eaux plus profondes pendant la journée.

Onze individus (7 femelles adultes) se sont déplacés d’une île à l’autre (séparés par des distances allant de 60 à 425 km). Une ségrégation ontogénétique géographique a été observée au sein de l’archipel, les juvéniles n’étant présents qu’autour des îles San Benedicto et Socorro.

Cinq requins marqués juvéniles ont quitté leur île de marquage une fois devenus adultes, trois mâles entre 8 et 10 ans et deux femelles à 11 ans.

Charte Requins-Baleines

Charte Requins-Baleines

Les Requins-Baleines, ces géants doux des Océans de notre planète sont en danger, en grande partie à cause des activités humaines .
Les cargos, les navires de pêche, les navettes maritimes, les bateaux touristiques en sont des coupables identifiés .
Chacun de ces acteurs doivent prendre leurs responsabilités et s’engager à prendre toutes mesures nécessaires pour éviter les incidents et collisions avec leurs navires.
SMF a élaboré cette Charte Requins-Baleines, qui vaut engagement pour les acteurs sus-nommés, à l’apposer sur leurs navires et à la respecter .
Par ailleurs, SMF a commencé à contacter les différentes sortes de navires impliqués pour leur proposer d’adhérer à la charte et mettre en oeuvre tous les moyens décrits pour éviter les collisions.
Cette charte est disponible gracieusement, sur simple demande, pour en recevoir le pdf en version Française au recto et version Anglaise au verso, à imprimer .
Nous aurons également des exemplaires imprimés notamment, pour nos clubs de plongée partenaires et ceux qui souhaitent le devenir gratuitement, au Salon de La Plongée Sous Marine en Janvier 23.
Nous remercions l’artiste Dominique Serafini, pour son magnifique dessin d’illustration illustrant la menace des hélices, pesant sur le plus gros poisson vivant de notre planète Bleue.
Pour information, une récente étude réalisée au Royaume-Uni indique que les collisions avec les grands navires marins pourraient être à l’origine du déclin des populations de requins-baleines observé depuis plusieurs années.
Des biologistes marins de la Marine Biological Association et de l’Université de Southampton ont dirigé l’étude, commencée en 2019 et publiée très récemment dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, qui a suivi les mouvements des navires et des requins-baleines dans le monde entier.
Les chercheurs ont déclaré que les collisions mortelles sont largement sous-estimées et que leurs travaux montrent que plus de 90 % des mouvements des requins-baleines chevauchent les flottes mondiales de cargos, de pétroliers, de navires à passagers et de navires de pêche, ce qui un chiffre énorme.
L’équipe a suivi par satellite les mouvements de 348 requins-baleines individuels, marqués entre 2005 et 2019 dans les océans Atlantique, Indien et Pacifique, et a cartographié leurs différents » points chauds. «
Les chercheurs ont soumis les données au Global Shark Movement Project, qui est dirigé par la Marine Biological Association.
« L’industrie du transport maritime, qui nous permet de nous approvisionner en divers produits du quotidien dans le monde entier, pourrait être à l’origine du déclin des requins-baleines, une espèce extrêmement importante dans nos océans », a déclaré Freya Womersley, chercheuse ,qui a dirigé l’étude dans le cadre du Global Shark Movement Project.
La liste rouge des espèces menacées de l’Union internationale pour la conservation de la nature classe le requin-baleine parmi les espèces en danger.
Décrits comme des « géants de l’océan se déplaçant lentement », les requins-baleines peuvent atteindre 20 mètres de long et aider à réguler les niveaux de plancton dans l’océan en se nourrissant de zooplancton microscopique.
Selon les chercheurs, le nombre de requins-baleines a diminué ces dernières années dans de nombreux endroits.Cependant, les raisons de cette baisse ne sont pas entièrement claires.
Étant donné que les requins-baleines passent beaucoup de temps dans les eaux de surface et se rassemblent dans les régions côtières, les experts pensent que les collisions avec les navires pourraient être à l’origine de décès « substantiels ».
L’étude suggère que les transmissions de balises de requins-baleines se sont terminées plus souvent que prévu dans les couloirs de navigation très fréquentés, même après avoir exclu les défaillances techniques.
Sur les 61 balises suivies qui ont cessé de transmettre sur des routes fréquentées, plus de 85 % n’étaient pas liées à une défaillance technique aléatoire, selon l’étude.
Les chercheurs suggèrent que cela est probablement dû au fait que les requins-baleines ont été percutés et tués, et ont coulé au fond de l’océan. Les hélices de tous navires sont aussi un danger pour ces poissons pouvant se mouvoir près de la surface .
« David Sims, fondateur du projet Global Shark Movement Project et chercheur a déclaré : « Il est incroyable de constater que certaines balises enregistrant la profondeur et la localisation ont montré que les requins-baleines se déplaçaient dans les couloirs de navigation et coulaient lentement vers le fond de l’océan à des centaines de mètres de profondeur.
« Il est triste de penser que de nombreuses morts de ces animaux incroyables ont eu lieu dans le monde entier à cause des navires sans même que nous sachions prendre des mesures préventives. »
Il n’existe actuellement aucune réglementation internationale pour protéger les requins-baleines contre les collisions avec les navires, et cette « mortalité cachée » peut se produire avec d’autres mégafaunes marines.
« Collectivement, nous devons consacrer du temps et de l’énergie à l’élaboration de stratégies visant à protéger cette espèce menacée de la navigation commerciale maintenant, avant qu’il ne soit trop tard », a déclaré Womersley, « afin que le plus grand poisson de la Terre puisse résister aux menaces qui devraient s’intensifier à l’avenir, comme le changement de climat des océans »
Les grands requins blancs pourraient changer de couleur pour surprendre leurs proies.

Les grands requins blancs pourraient changer de couleur pour surprendre leurs proies.

En tant que plus grand poisson prédateur de la planète, le grand requin blanc est déjà impressionnant, armé de 300 dents dentelées et pesant jusqu’à 2 000 kg. De nouvelles recherches ajoutent encore à l’intrigue de ces bêtes océaniques, suggérant que les animaux peuvent changer de couleur, peut-être comme stratégie de camouflage pour surprendre leurs proies.

 

Dans le cadre de nouvelles expériences menées au large de l’Afrique du Sud, les chercheurs ont traîné un leurre de phoque derrière un bateau pour inciter plusieurs requins à bondir hors de l’eau près d’un tableau de couleurs spécialement conçu avec des panneaux blancs, gris et noirs. L’équipe a photographié les requins chaque fois qu’ils sautaient, répétant l’expérience tout au long de la journée.

Un requin, facilement identifiable en raison d’un abcès sur sa mâchoire, est apparu à la fois gris foncé et gris beaucoup plus clair à différents moments de la journée. Les scientifiques ont vérifié ce résultat à l’aide d’un logiciel informatique permettant de corriger des variables telles que le temps, les niveaux de lumière et les réglages de l’appareil photo.

Les chercheurs ont ensuite prélevé sans cruauté un petit morceau de tissu sur l’un des requins et l’ont ramené en urgence dans un laboratoire, où ils l’ont traité avec plusieurs types différents d’hormones naturellement présentes chez les requins.

À l’aide d’une caméra time-lapse et d’un microscope confocal, les chercheurs ont observé avec stupéfaction les mélanocytes du grand requin blanc – les cellules de la peau qui contiennent le pigment – se contracter et devenir plus clairs lorsqu’ils étaient arrosés d’adrénaline. Dans le même temps, une autre hormone connue sous le nom de MSH, ou hormone de stimulation des mélanocytes, a provoqué la dispersion des mêmes cellules, ce qui a donné une couleur de peau plus foncée.

« Nous voulions faire croire à ces cellules de requin qu’elles recevaient une sorte de stimulus, comme le soleil ou un stimulus émotionnel [comme la vue d’une proie potentielle], pour voir si nous pouvions les faire changer et devenir plus claires ou plus foncées », explique Gibbs Kuguru, un spécialiste des requins à l’université et au centre de recherche de Wageningen, aux Pays-Bas. Nous l’avons donc testé, et non seulement cela a fonctionné, mais ce fut un succès fulgurant », explique M. Kuguru, qui est également explorateur du National Geographic et lauréat du National Geographic Wayfinder Award en 2022.

Percer les secrets du grand requin blanc

Ces dernières décennies, le grand requin blanc s’est surtout distingué par son charisme, ce qui est compréhensible, explique Ryan Johnson, biologiste spécialiste des requins au Blue Wilderness Shark Research Unit, en Afrique du Sud, et partenaire de recherche de Kuguru.

« Leur vitesse, leur puissance, leur taille, leur capacité à écraser leurs proies », dit-il. « Ce qui m’a enthousiasmé dans cette recherche, c’est que nous voulions examiner quelque chose d’incroyablement subtil et microscopique. »

Anecdotiquement, Johnson et d’autres scientifiques ont remarqué que les grands blancs semblent modifier la teinte de leur moitié supérieure, ou face dorsale.

Il s’agit d’une stratégie de camouflage bien connue de nombreux prédateurs marins, qui consiste à assombrir naturellement la partie supérieure de leur corps et à éclaircir la partie inférieure. La contre-ombre a évolué pour aider les prédateurs à rester discrets de haut en bas en imitant à la fois l’obscurité des profondeurs et la lumière du soleil à la surface de l’eau.

Mais rien dans la littérature scientifique ne suggère que les grands blancs puissent changer de couleur, ce qui a incité Johnson et Kuguru à continuer à étudier le phénomène. (Découvrez pourquoi les grands blancs restent un mystère pour nous.

« Depuis que nous avons terminé le programme, nous sortons deux à trois fois par semaine et nous recueillons des centaines de photos des requins sur les panneaux de couleur », explique Johnson.

L’espoir est qu’en analysant un ensemble plus large de données, les scientifiques pourront non seulement vérifier que le changement de couleur qu’ils ont documenté est plus qu’un coup de chance, mais aussi identifier un modèle de quand et pourquoi les animaux passent en mode camouflage.

Une découverte assez excitante

« Du point de vue de la publication, je ne pense pas que quiconque ait essayé de s’attaquer à la coloration des grands requins blancs comme cela », déclare Michelle Jewell, qui étudie le comportement des grands requins blancs aux Musées de l’Université d’État du Michigan et n’était pas affiliée à la recherche. D’après notre expérience personnelle, nous avons remarqué des changements dans leur couleur. Mais généralement, ces changements se sont produits sur une série de jours. »

Selon Jewell, l’hypothèse principale pour de tels changements est que les requins bronzaient après avoir passé plus de temps dans des eaux peu profondes où les rayons du soleil sont plus forts.

Ce n’est pas aussi bête que cela en a l’air. Une étude de 1996 a montré que lorsque de jeunes requins-marteaux scallopés captifs étaient enfermés dans des eaux peu profondes, ils devenaient progressivement plus foncés que les requins-marteaux autorisés à plonger dans des eaux plus profondes.

« Nous n’avons pas envisagé qu’il pouvait s’agir d’un phénomène qu’ils manipulent eux-mêmes pour s’assombrir ou s’éclaircir », explique M. Jewell. « Mais cela aurait beaucoup de sens du point de vue de l’évolution ».

George Probst, un photographe qui a contribué au projet d’identification des requins blancs de l’île de Guadalupe, au Mexique, affirme n’avoir jamais remarqué de changement de couleur dans son travail. Cependant, étant donné que ces animaux extrêmement grands peuvent apparaître de nulle part, même lorsque la visibilité de l’eau est exceptionnelle, il serait logique que les grands blancs aient évolué pour améliorer leur camouflage à contre-jour.

« Cela ne m’étonnerait pas qu’ils puissent le faire, car ils sont extrêmement doués pour se faufiler dans l’eau », déclare M. Probst, qui a passé des centaines d’heures dans l’eau avec plus de 200 grands blancs. « Ce sont des prédateurs en embuscade qui comptent sur la furtivité. »

 

L’article de Jason Bittel dans National Geographic. Traduction SMF – Credits photo de l’auteur.